20301

CHRONIQUE PAR ...

100
Merci foule fête
Cette chronique a été mise en ligne le 11 septembre 2026
Sa note : 15/20

LINE UP

-Mauricio Guerrero Camuzzo
(chant+guitare)

-Jose María Venturi
(chant+guitare)

-Jian Holmes
(basse)

-Alonso Guerrero Camuzzo
(batterie sur "Ritual" and "Kamog")

-Emilio Carranza
(batterie sur "Engendro", "Hor Hodin" et "Animal Dog" )

TRACKLIST

1) Ritual
2) Engendro
3) Hor Hodin
4) Animal Dog
5) Kamog

DISCOGRAPHIE


Argul - Soledad & Orgullo
(2026) - doom metal stoner - Label : Personal Records



Neuf ans entre l’enregistrement et la parution d’un album : voilà qui ne va pas aider à combattre le cliché selon lequel le doom metal serait un genre prisé des personnes aimant prendre leur temps. Les membres d’Argul ont pris le leur pour publier leur premier LP Soledad & Orgullo. Et il semble bien qu’ils ont eu raison.

Tout semble pourtant en place pour une réalisation classique du genre : sur un rythme indolent, un riff lourd fore dans les graves les premières mesures de "Ritual", tête de proue du vaisseau péruvien. Un solo de guitare semble se déployer au ralenti, mais le quintet place une accélération aux deux tiers qui vivifie le morceau. Entre temps, la paire de guitaristes et fondateurs Mauricio Guerrero et Jose Maria Venturi ont harmonisé leur chant en mode heavenly voices au masculin. Comme échappées d’horizons invisibles, leurs vocalises se fondent dans le son dense dominé par les guitares. Le choix de leur mise en retrait est peut-être guidé par une justesse parfois tangente ("Engendro"), cependant elles renforcent l’atmosphère onirique qui enveloppe la captation.
Le passage en avance rapide a beau faire partie, aussi, des poncifs du doom, d’autant qu’il concerne ici toutes les pistes, il est judicieusement placé. Couplé à un solo de twin guitars, il fait muter le spectral "Hor Hodin et offre un repère au sein du touffu "Animal Dog", que Guerrero a volontairement garni d’une succession de riffs afin d’éviter la répétition - à rebours, cette fois-ci, des fondamentaux du doom. La combinaison injecte une dose de maléfice dans la mélancolie ambiante, tandis que "Kamog", capté en 2026 et ajouté en clôture, sans jurer avec le reste du recueil, se révèle moins éthéré, plus consistant, et plus douloureux. Le solo n’est pas sans évoquer les envolées sensibles de Mono tandis que le chant dédoublé se teinte d’un chagrin solennel, perdant en mystère ce qu’il gagne en impact.


Entre tradition et singularité, Soledad & Orguillo est une œuvre qui témoigne d’un respect des normes et d’une tradition personnalisée. Vrombissant tels des pionniers du desert rock, stimulée par des charges vivifiantes comme Black Sabbath en lâchait dans les seventies, la réalisation exhale une aura énigmatique. Finalement, les cinq songes telluriques présentés par le groupe de Lima font mentir une idée reçue : non, le doom metal n’est pas obligatoirement fait de répétitions et de pesanteur. Même si c’est souvent le cas.





©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Latex Dresses for Prom,Latex catsuits in the goth subculture latex clothes The potential dangers of overheating and dehydration while wearing latex catsuits,The ethics of wearing and producing latex clothing sexy latex clothing
Trefoil polaroid droit 1 polaroid milieu 1 polaroid gauche 1