Wacken Open Air 2009


Wacken Open Air

UN REPORTAGE DE...




SOMMAIRE

Jour 1 : 31 juillet 2009
Jour 2 : 01 août 2009
Jour 3 : 30 juillet 2009

REPORTS DU JOUR


Cathedral
(Dexxie)
Einherjer
(Dexxie)
Enslaved
(Dexxie)
GWAR
(Gazus)
Heaven Shall Burn
(Gazus)
In Extremo
(Dexxie)
Machine Head
(Cosmic Camel Clash)
Pain
(Gazus)
Saxon
(Cosmic Camel Clash)
Volbeat
(Dexxie)


GALLERY

 


Jour 2 :01 août 2009



Le samedi, c'est normalement la grosse journée. Les têtes d'affiche de la veille s'étaient montrées inégales, en particulier si vous faites partie de cette immense majorité de métalleux ne considérant pas Doro comme une artiste majeure de la scène. Au moins aujourd'hui y'aura pas de surprise : au programme c'est du lourd, du massif, du tatoué.

Le set de Napalm Death ayant été rétrogradé de vingt-quatre heures, c'est par hasard qu'une partie de l'équipe se retrouve devant Einherjer (report ici), ce qui se révèle au final un choix très pertinent vu la qualité du set. Le temps est chaud et dégagé le matin, et l'après-midi nuageux fera un peu peur par moments mais ne basculera jamais dans la pluie... et ô joie, les vendeurs de bière ambulants sont désormais épaulés par des vendeurs de glaces !! Le site du Wacken ayant toujours été caractérisé par un cruel manque de points d'ombre, c'est une idée merveilleuse. On peut donc se rafraîchir agréablement devant un set de Rage assez dantesque : pour fêter les 25 ans du groupe les invités de marque défilent les uns après les autres. On voit ainsi Schmier de Destruction (quelle surprise !) tenir le micro pendant plusieurs morceaux, ansi qu'Hansi Kürsch de Blind Guardian. Le batteur des origines Jörg Michael reviendra également tenir les baguettes. Un show plein de bonne humeur en sommme, qui aura ravi les fans du groupe.

PhotoOn continue avec du lourd : Cathedral (report ici) entre sur scène en début d'après-midi, le temps nuageux se prêtant particulièrement bien à sa musique de fin du monde. Un quart d'heure plus tard, changement d'ambiance radical avec Testament : le thrash des pères fondateurs fracasse la tête du public qui ré-apprend la notion de frontman avec Chuck Billy... Difficile de faire plus statique que le chanteur dont les seuls mouvements se résument à faire de l'air-guitar sur son pied de micro lors des soli. Mais quelle voix, mes aïeux !! Alternant chant hurlé, chant clair et chant mélodique râpeux avec une facilité déconcertante, il remplit l'espace sonore et dégage une puissance hypnotique phénoménale. Vu qu'en plus on se bouffe la rythmique en béton armé de Paul Bostaph et les soli hyperclassieux d'Alex Sklonick, c'est peu dire que l'expérience est marquante. Et la violence ne risque pas de baisser d'un ton vu que c'est Heaven Shall Burn (report ici) qui enchaîne juste derrière !! Autant dire qu'arrivé à la fin de l'après-midi le festivalier moyen en a déjà pris plein la face.


D'ailleurs au bout de trois jours le festivalier en question est souvent sujet à de terribles coups de barre, et va parfois roupiller une heure ou deux dans sa tente... qu'il réussit désormais à atteindre, car des copeaux de bois ont été déversés sur les endroits les plus gadouilleux. Ce n'est pas encore Hollywood Boulevard mais on peut se déplacer autrement qu'à la nage, ce qui est toujours appréciable. Une fois revenu sur le site le festivalier fait face à deux dilemmes très différents : s'il n'est pas courant que les fans d'In Extremo (report ici) et Pain (report ici) soient les mêmes, ce n'est pas du tout aussi évident pour Machine Head (report ici) et Enslaved (report ici), deux groupes majeurs chacun à leur façon. En plus passer d'une scène à l'autre est hyper difficile pour peu qu'on ait décidé de faire moitié-moitié. La party stage est en effet située trop près des deux scènes principales. Du coup, on ne peut pas assister correctement aux sets de loin lors de grosses affluences, une partie du son étant couverte par celle de la Black Stage. Argh ! Heureusement que le problème ne s'est pas posé pour Volbeat (report ici)...

De même, les fans de Saxon (report ici) sont aux anges : personne ne joue en même temps qu'eux à part sous le chapiteau. Les Anglais confirment une fois encore leur statut de chouchous du Wacken, et tireront même un peu sur la corde en dépassant légèrement leur horaire prévu, rognant sur l'immense spectacle que sera le show de GWAR (report ici). Le show des Américains est monumental, fabuleux, légendaire... d'ailleurs Korpiklaani en souffrira. C'est un groupe très sympa, mais qui a quand même finit par tourner en rond avec les années. Ils instaurent en cette fin de festival sur la Party Stage une ambiance très "fête de village", mais les compositions ne sont pas au top, et on cèdera facilement à la curiosité d'aller voir GWAR sur la scène d'à côté... il ne reste plus qu'à aller se coucher joyeux car la soirée a été riche en émotions. Dommage qu'il ait fallu attendre le dernier jour pour atteindre ce niveau d'intensité par contre : l'ambiance a comme tous les ans été fabuleuse, mais on ne peut pas dire que l'édition 2009 restera dans les annales pour son affiche.Photo


Si le Wacken reste une valeur sûre, le festival a donné cette année l'impression de dormir un peu sur ses lauriers. L'ambiance fabuleuse décrite en début d'article s'est construite sur la durée, et elle n'est pas prête de s'éteindre. Mais quand on compare les groupes du Wacken avec ceux des autres festivals, on a parfois l'impression que le W:O:A se nourrit surtout de sa propre réputation. Tout plaisant qu'il soit, le microcosme du Wacken a aussi son côté frustrant pour les non-germanophones qui auront été franchement laissés de côté... comme si on n'avait pas vraiment besoin d'eux. Le Wacken 2010 sera probablement sold-out très vite de toutes façons mais attention tout de même, car il faudra forcément redresser la barre à un moment donné.


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Lire le report :


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