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CHRONIQUE PAR ...

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Merci foule fête
Cette chronique a été mise en ligne le 30 septembre 2023
Sa note : 9/20

LINE UP

-David D. DeFeis
(chant+claviers+basse+batterie)

-Edward Pursino
(guitare)

A participé à l’enregistrement :

-Joshua "Josh" Block
(guitare sur "I Will Fear No Man for I Am a God")

TRACKLIST

1) The Gethsemane Effect
2) You'll Never See the Sun Again
3) A Song of Possession
4) The Ritual of Descent
5) Spiritual Warfare
6) Black Earth and Blood
7) The Passion of Dionysus
8) To Bind and Kill a God
9) Unio Mystica
10) I Will Fear No Man for I Am a God

DISCOGRAPHIE


Virgin Steele - The Passion of Dionysus
(2023) - heavy metal power metal - Label : Steamhammer



Qu’attendre de Virgin Steele en 2023, plus de quarante ans après son arrivée dans le bizgo ? L’un des fleurons du heavy metal épique des eighties, qui avait maintenu la flamme la décennie suivante, a sérieusement marqué le pas ces dernières années. Cinq ans après Ghost Harvest, un diptyque plein de reprises qui n’avait pas emballé grand monde, David DeFeis livre un album roboratif de quatre-vingts minutes - au moins sur la quantité, le leader ne lèse personne. Quant à apprécier la pitance servie à grosses louches, c’est une autre affaire.

Narrations - souvent surjouées ("Spiritual Warfare", entre autres) - avoinées de screams, piano envahissant, chant omniprésent : Virgin Steele reste Virgin Steele. "The Gethsemane Effect" en ouverture le confirme. Néanmoins, le souffle épique se fait asthmatique, la faute à un son étriqué qui rend les samples orchestraux insipides et dévitalise la guitare. La prépondérance du clavier n’est pas nouvelle chez Virgin Steele, mais hormis "I Will Fear No Man for I Am a God" en bout de course, bénéficiant de l’intervention de Josh Block, les solos de six-cordes sont rares, courts, quand ils ne sont pas inexistants. Le guitariste titulaire, Edward Pursino, du genre résilient, lâche quelques accords et c’est à peu près tout. Avec en sus une batterie qui se contente de marquer les temps et une basse tantôt absente, tantôt sur-mixée, difficile de sonner « power ». Affublée d'un moteur aussi faiblard, même une composition un peu plus vive comme "A Song of Possession" finit par s’abîmer dans l’émollience.
Autre élément qui ruine ce Passion of Dionysus (DeFeis est toujours bloqué sur la mythologie antique) : l’allongement déraisonnable des morceaux. Là encore, les suiveurs de la section new-yorkaise ne seront pas surpris. Pour autant, le père David a vraiment exagéré, donnant l’impression d’avoir enregistré ses idées comme elles venaient, au mépris de toute cohérence. L'inspiration particulière du patron affleure ici ou là ("To Bind and Kill a God") mais se perd le plus souvent dans d’interminables développements - les treize minutes de "The Ritual of Descent" sur lequel DeFeis imite la sirène des pompiers le premier mercredi du mois constituent une épreuve.
Dilués dans un flux continu de ululements, de parlotes et d’arpèges nunuches au piano - mentions spéciales à la chanson-titre et "Unio Mystica" - les refrains sont à peine identifiables, tandis que les transitions et les fins de morceaux semblent avoir été arrangées à la truelle ("You'll Never See the Sun Again", par exemple). Seul le court "Black Earth and Blood", moins de deux minutes trente, échappe à la périssologie. Mais sans guitare, ou presque - juste un solo en bout de course - sans puissance et grevée par un chant mièvre et inadapté (que viennent fiche vocalises et chœurs doucereux sur un morceau speed ?), l’occurrence ne fonctionne pas, même en programmant la double pédale en mode automatique.


L’autonomie en musique, la « liberté artistique » pour employer les grands mots, ça a du bon – pas de diktats, de recettes à appliquer ou d’exigences douteuses à assouvir. Mais sans regard extérieur pour tempérer les ardeurs, ça peut aussi donner n’importe quoi. L’expression est sans doute un peu rude pour qualifier la première création des années 2020 de Virgin Steele : DeFeis a encore des idées et son sens de la mélodie ne s’est pas évaporé. Hélas, le Yankee en totale roue libre déverse des compositions délayées jusqu’à l’absurde, dénervées par une production à la limite de l’amateurisme qui fait perdre tout impact à ce dix-septième LP brouillon et bien trop long pour ce qu’il a à dire.



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