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CHRONIQUE PAR ...

100
Merci foule fête
Cette chronique a été mise en ligne le 21 novembre 2023
Sa note : 15/20

LINE UP

-Stephen "Steve" Gadd
(chant+guitare+harmonica)

-Derek Roy "Del" Bromham
(guitare+claviers)

-Gary Stephen Giles
(basse)

-Richard "Ritchie" Cole
(batterie)

TRACKLIST

1) All In Your Mind
2) Taken All The Good Things
3) Around The World In Eighty Days
4) Time Machine
5) Only What You Make It
6) Yesterdays Promises
7) Move On
8) In Reverse / Some Say

DISCOGRAPHIE

Stray (1970)
About Time (2023)

Stray - Stray
(1970) - hard rock - Label : Transatlantic records



Quand vient le moment d’enregistrer leur premier album après trois années à tourner dans les pubs du Royaume où ils n’ont pas l'âge de consommer, les membres de Stray ont à peine dix-huit ans. Issus du même quartier de Londres, Shepherd's Bush, les gamins se font la main en jouant du blues rock et de l’acid rock avant d’opter pour le psychédélisme lourd en vogue au tournant des années soixante-dix. Les jeunes fans de The Who, des voisins, veulent leur part de gloire et nourrissent quelques espoirs avec leur LP auto-intitulé qui sort à l’aube de l’été 1970.

Avec sa patiente montée en puissance, "All In Your Mind" donne le ton, hard rock, du recueil qui débute par ce morceau dont l’intensité initiale portée par un riff heavy culmine sur le refrain simple-mais-accrocheur. Un premier solo à la wah-wah prouve que le séjour de Jimi Hendrix dans la capitale grande-bretonne, durant lequel le gaucher a mis à l’amende la crème des six-cordistes du coin, n’est pas passé inaperçu. Le second solo surgit, quasi identique, après une accalmie qui tend à freiner la dynamique d’un morceau qui reprend de la vigueur sur la fin après une cassure façon freinage d’urgence. Cet archétype de patchwork psychédélique aux trouvailles astucieuses mais délayées résume, si l’on peut dire (neuf minutes), un enregistrement dont la fougue et les idées compensent un manque de maîtrise pour sa majeure partie. Ainsi "Move On", entame partie sur des bases vigoureuses, se désactive dans un développement jazzy sans retour au thème initial, tout comme "Yesterdays Promises", dont la douce et prometteuse amorce ne sera pas reconvoquée après un solo sous-mixé.
Le son ne claque pas autant que chez Led Zeppelin mais sert de manière correcte les inspirations versatiles du guitariste et principal compositeur Del Bromham, notamment quand celui-ci appuie sur l’accélérateur, dynamisant le blues rock placide de "Taken All The Good Things" et la ritournelle champêtre "Time Machine". Les décharges frustrent par leur brièveté mais le quatuor montre qu’il sait tenir la distance sur l’intense final "In Reverse / Some Say", qui repart sur les roulements implacables distribués par Ritchie Cole après un court relâchement. Le léger déficit d’accroche de la mélodie vocale n’est pas de mise sur "Around The World In Eighty Days", mélancolie fervente pendant laquelle Bromham met la machine à riff au repos, même s’il ne peut s’empêcher de lâcher une salve grésillante, avant de remettre le bouzin à la puissance maximale sur "Only What You Make It", brûlot alerte et incisif qui pousse le chanteur Steve Gadd à jouer au méchant, une fois n'est pas coutume, avant un ultime solo… d’harmonica. So tasty.


Sous influence, en rodage, les jeunots de Stray démontrent sur leur effort inaugural qu’ils ont aussi de la personnalité, et beaucoup d’idées. L’alternance de mise en tension progressive, d’emballements soudains et de séquences bucoliques fait la réussite d’une réalisation bonifiée par un guitariste inventif. Le chanteur n’est pas Robert Plant et les refrains marquants font défaut mais il y a suffisamment de réjouissances pour contenter l’amateur de sensations fortes. Ces Britanniques-là ont un haut potentiel, celui de marquer l’histoire du hard rock naissant auquel ils ajoutent, sinon un chapitre, du moins un passage remarquable en ce tout début des seventies.



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