20043

CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 13 décembre 2025
Sa note : 16/20

LINE UP

-Peter Pettersson-Bjärgö
(chant+instruments)

-Ann-Mari Thim
(chant)

-Cecilia Charlotte Haraldsdotter Bjärgö
(chant)

-Núria Luis Casals
(violon)

-Karl Damien Mattias Borgh
(percussions)

-Sergio Gámez Martínez
(instruments additionnels)

TRACKLIST

1) Somnolence
2) As the End Draws Near
3) Inceptus
4) Medea
5) Leave Me Be
6) Infinity
7) In Memoriam
8) The Fading Shadow
9) As Bright as a Thousand Suns
10) Vinter

DISCOGRAPHIE


Arcana - As Bright as a Thousand Suns
(2012) - gothique ambient néoclassique - Label : Cyclic Law



Raisonner par analogie en musique, c’est dangereux. Le titre de l’avant-dernier album d’Arcana renvoyant à Dead Can Dance sans équivoque possible, Peter étant (ou ayant été) un metalhead convaincu - il a gratté sa six-cordes chez Crypt of Kerberos - il est facile de penser qu’As Bright As a Thousand Suns renvoie à Killing Joke et son Brighter Than A Thousand Suns

Oui, imaginer Arcana se rapprocher de la période cold-wave de Jaz Coleman et ses comparses, ou même, encore plus fou, du metal industriel pratiqué par le groupe depuis maintenant plus de trente ans, est un défi stimulant pour l’intellect, le sens esthétique et même la libido ! Mais il n’en est rien. Si Peter a pensé à Killing Joke au moment de baptiser le dernier rejeton d’Arcana, musicalement, As Bright as a Thousand Suns ne propose pas d’innovation majeure. Arcana reste fidèle à la ligne diaphane, ample, froide et belle, dessinée sur Inner Pale Sun et Raspail, Le Serpent Rouge ne représentant qu’une incartade instrumentale. Néanmoins, tout comme …The Last Embrace avait constitué une sorte de mini-retour en arrière par rapport à Cantar de Procella, Peter se rapproche à nouveau du passé plus ambient de la formation. La septième œuvre des Suédois ne se veut pas une nouvelle version de Dark Age of Reason, loin s’en faut, tout est ici plus clean et froidement lumineux que ce que faisait Arcana au siècle dernier.
Néanmoins, Peter y multiplie les pistes ambient et lorsqu’il chante, il est moins mis en avant que sur les dernières productions. Nouvel accès de timidité ou envie de créer quelque chose d’encore plus léger qu'à l'accoutumée ? À moins que le titre du premier morceau de l’album soit un indice… Si le but est effectivement de nous plonger dans un état de somnolence, l’objectif sera sans doute accompli pour les réfractaires à ce type de mélange d’ambient et de néoclassique. Pour les fans du projet en revanche, Arcana continue à rester captivant et la sensation que provoque la brillance de ces mille soleils est plus proche de la stupeur, de la flottaison d’une âme (provisoirement) séparée de son corps. Il faut toutefois reconnaître que, exceptés "As the End Draws Near" et "Medea", où Ann-Mari se montre à son avantage, les trois autres titres chantés marquent moins l’esprit qu’à l’accoutumée et valent surtout par l’atmosphère qu’ils dégagent. Dernier grief et pas le moindre : l’outro possède une classe infinie mais c’est "Winter", pas "Vinter" ! J’en croirais presque que ce dernier titre ne m’est pas dédié…


As Bright as a Thousand Suns vaut plus par la lumière gelée qu’il dégage, par son atmosphère éthérée, quasi irréelle, que par l’impact de ses titres chantés. L’album se situe donc un cran en dessous de Raspail ou Inner Pale Sun mais reste une belle pièce de la discographie du groupe. Discographie qui, aux dernières nouvelles, pourrait grossir d’un élément en 2026. En cette période propice aux vœux, vous savez quoi demander à votre divinité de tutelle…





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