20115

CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 08 février 2026
Sa note : 19/20

LINE UP

-Anita Auglend
(chant)

-Glenn Morten Nordbo
(chant+guitare)

-Arild Christensen
(chœurs+guitare)

-Ingfrid Stensland
(claviers)

-Anders Thue
(claviers)

-Ola Aarrestad
(basse)

-Stig Johansen
(batterie)

A participé à l'enregistrement :

-Per Oscar "Pete" Johansen
(violon)

TRACKLIST

1) My Love
2) The Kiss
3) Worthy of You
4) Lake of Sorrow
5) Until the Dark
6) All Alone
7) Silent Pain

DISCOGRAPHIE


The Sins of Thy Beloved - Lake of Sorrow
(1998) - doom metal gothique - Label : Napalm Records



Certains projets sont créés pour rester dans l’ombre et acquérir le statut de groupe culte. Avec ce nom alambiqué, cette imagerie presque raffinée et sa trajectoire éphémère, à l’ombre des grands noms du genre, The Sins of Thy Beloved avait tous les atouts en main pour faire figure de parangon de la classe des formations ne franchissant jamais la limite du succès d’estime. Il vous suffira d’écouter les premiers instants de "My Love" pour comprendre pourquoi… Et, avec un peu - beaucoup ? - de chance, pas beaucoup plus pour en tomber amoureux...

Trop précieux pour les uns, trop bruts pour les autres… En nous offrant Lake of Sorrow, qu’est-ce que ces petits Norvégiens moins illustres que leurs compatriotes de Theatre of Tragedy ou Tristania pouvaient bien espérer ? Avec ce son « roots », même pour l’époque, et ces premières secondes où se mélangent le growl initial de Glenn et le violon exubérant de Pete, The Sins of Thy Beloved a le mérite de se montrer extrêmement clair sur ses intentions, faisant ainsi le ménage d’entrée. Les allergiques au vieux gothic doom death caverneux du début des années quatre-vingt-dix, ainsi que ceux qui pensent que l’essentiel de la fête doit être assurée par les guitares peuvent aller voir ailleurs. La petite heure que dure l’album peut se résumer à des envolées du sieur Johansen, véritable guest star de l’album, dont le violon aussi mélancolique qu’euphorique dialogue avec tout le reste de la troupe : Glenn, donc, mais également Anita la discrète chanteuse, ainsi qu'Ingfrid et Anders les claviéristes, nourris à Always... de The Gathering et à "Bring Forth Ye Shadow". La section rythmique ? Elle est là, merci pour elle. Elle fait le job mais reste en second plan.
Beaucoup moins corsetées et formelles que les premiers - et excellents - albums de Tristania, les compositions de Lake of Sorrow ne répondent pas à une structure fixe - avec la notable exception du remarquable "Until the Dark" qui n’aurait pas dépareillé sur Velvet Darkness They Fear. Cette liberté de ton est la grande force d’un album où une introduction au violon peut durer plus de deux minutes trente sans qu’on trouve quoi que ce soit à y redire - "Worthy of You". L’exubérance du violon contraste avec la retenue des vocaux d’Anita, sobre et toujours juste. Ce côté presque timoré la rend poignante et sensuelle. Son dialogue parlé sur "The Kiss" où elle évoque ses ébats passionnés nous arrache des frissons, tandis que son discret désarroi rend "All Alone" particulièrement poignant. Cette symbiose parfaite de l’ensemble des acteurs rend cette pièce gothique extrêmement prenante et l’on se perd avec plaisir dans les méandres d’une musique aussi cryptique que romantique. Ne m’en veuillez donc pas si je n’indique pas de titres précis à écouter en priorité. Laissez-vous juste aller et rejoignez cet univers sombre, éclairé à la bougie et au violon, et abandonnez-vous aux rêveries que vous suggérera l’ensemble. Vous verrez, ce lâcher-prise s’avère extrêmement jouissif.


De par sa liberté de ton, la justesse de son violon, et la parfaite cohésion de l’ensemble, Lake of Sorrow est le meilleur album de Beauty and Beast metal, tout bêtement. The Sins of Thy Beloved mérite mille fois son statut de groupe culte. Les Norvégiens ne satisferont que les créatures d’alcôve se repaissant d’amours tourmentées et d’histoires sombres. De manière très égoïste, je ne changerais cet état des choses pour rien au monde.





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