20159

CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 27 mars 2026
Sa note : 17/20

LINE UP

-Anita Auglend
(chant)

-Glenn Morten Nordbø
(chant+guitare)

-Arild Christensen
(chant+guitare)

-Anders Thue
(claviers)

-Ingfrid Stensland
(claviers)

-Ola Aarrested
(basse)

-Stig Johansen
(batterie)

A participé à l'enregistrement :

-Per Oscar "Pete" Johansen
(violon)

TRACKLIST

1) The Flame Wrath
2)
Forever
3) Pandemonium
4) Partial Insanity
5) Perpetual Desolation
6) Nebula Queen
7) The Mournful Euphony
8) A Tormented Soul
9) The Thing That Should Not Be (Metallica cover)

DISCOGRAPHIE


The Sins of Thy Beloved - Perpetual Desolation



Glenn, en sueur, les yeux dans le vague, donne l’impression de souffrir. Arild secoue sa crinière en vrai metalhead. Anders et Ingfrid sont imperturbables. Stig reste concentré sur chacune de ses frappes, tandis qu’Ola semble sorti tout droit d’un groupe de thrash. Pete n’a d’yeux que pour son merveilleux violon. Quant à Anita, elle exécute quelques modestes pas de danse, avant de chanter, un sourire crispé aux lèvres, les yeux fixant un point quelque part au-dessus de la foule. Tous ces musiciens si dissemblables et pourtant étrangement en symbiose, c’est le parfait symbole visuel - tiré de leur Live in Krakow - de Perpetual Desolation.

Après un premier album totalement gothic-doom et absolument culte, The Sins of Thy Beloved cherche à perdre l’auditeur, ou tout au moins l’entraîner sur des horizons musicaux rendus plus étranges que pour leur première livrée, à l’image de l’atmosphère spéciale que la petite troupe crée en live. Pour ce faire, les Norvégiens ont une recette à deux ingrédients. Le premier est nouveau : il s’agit de l’introduction d’éléments black sympho. Glenn imite Shagrath, tandis que le couple de claviéristes n’hésite pas à intégrer des nappes de claviers façon Dimmu. Même si le gothic-doom constitue toujours l’élément musical majoritaire, certains titres se colorent très significativement en pourpre et noir, à commencer par "Perpetual Desolation", le titre le plus court, le plus black, le moins surprenant et… le moins bon. Car, contrairement à Lake of Sorrow, Perpetual Desolation n’est pas parfait. Comme le morceau éponyme, "A Tormented Soul" n’est pas non plus au niveau du reste. Voilà pour la mauvaise nouvelle.
Si vous avez fait des études poussées en mathématiques, vous en déduirez que sept titres sont excellents, et, si vous ne crachez pas sur quelques loufoqueries et que vous acceptez de couper votre gothic-doom avec d’autres substances, vous aurez raison. Quoiqu’il en soit, vous ne pourrez accuser The Sins of Thy Beloved de vous prendre en traître, car le titre initial est toute une déclaration d’intention. "The Flame Wrath" déroule en effet, devant l’auditeur un tantinet sidéré par cette mutation, l’ensemble du programme : on oublie l’ambiance d’alcôve d’un château en ruines un soir de pleine lune et on s’embarque pour une sorte de conte de terreur où les vampires pourraient bien provenir d’une autre planète. Outre la pochette, quelques sonorités robotiques se glissent de-ci, de-là, afin de vous faire comprendre que les histoires d’amour tragiques, c’est du passé. Anita chante toujours aussi bien, de façon toujours aussi précise, mais ses larmes sont maintenant mêlées à des rires déments - et à quelques cris que l’on peut interpréter comme réservés au plus de dix-huit ans...
En revanche, ce qui ne change pas, et ce qui est même accentué par rapport au premier album, c’est le second ingrédient de la recette, à savoir la facilité du groupe à s’échapper hors de tout cadre, de nous proposer les superbes envolées de Pete et son violon magique, et de nous perdre dans des séquences prenantes, parfois inattendues et rarement simples. Pour les gens pressés, je peux signaler quelques chansons - même s’ils pourraient prendre le temps de tout écouter, diantre ! Outre le titre initial, le diabolique "Pandemonium" et son refrain en or se pose là. Sorte d’upgrade de ce que proposait Sirrah sur Acme, album charmant mais un peu pataud, "Forever", initié par une superbe tirade violonesque, s’avère très séduisant. On y entendra un sympathique clin d’œil à Summoning à la fin du morceau. "The Mournful Euphony" se rend attachant par son côté Theatre of Tragedy assez marqué… et par une séquence qu’on jurerait tirée d’un album de death atmo « pouet-pouet » du milieu des années quatre-vingt-dix. Last but not least : une reprise étrange mais totalement réussie de "The Thing That Should Not Be", habillé pour l’occasion de vêtements black doom qui lui vont à merveille, à tel point que le seul titre ennuyeux de Master of Puppets devient diablement intéressant. S’ils avaient continué leur carrière, j’aurais bien demandé à The Sins of Thy Beloved de travestir deux ou trois autre morceaux…


Que préférez-vous ? Un groupe à la carrière courte et mauvaise ou une formation ayant sorti une vingtaine d’albums aussi bons les uns que les autres ? Personnellement, je vote pour la seconde option. The Sins of Thy Beloved a choisi la voie du milieu et nous laisse un héritage magnifique quoique restreint. Perpetual Desolation baigne dans une ambiance étrange, plus black et moins romantique, mais il ne doit pas être boudé pour autant.



z


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