20121

CHRONIQUE PAR ...

100
Merci foule fête
Cette chronique a été mise en ligne le 19 février 2026
Sa note : 14/20

LINE UP

-Michael Erlandsson
(chant+guitare+claviers)

-Pontus Åkesson
(guitare)

-Claes Andreasson
(piano)

-Klas Magnus Rosén
(basse)

-Robert Wilhelm "Robban" Bäck
(batterie)

Ont participé à l’enregistrement :

-Johanna Hjort
(chant sur “Lovesong”)

-John Fredrik Lönnmyr
(claviers sur "Pray For The King")

TRACKLIST

1) Heartbreak Boulevard
2) Pray For The King
3) Fight To Love Again
4) Singalong
5) A World Without Love
6) Highway To The Sky
7) Headlines
8) Lovesong
9) Melody
10) Rock Of Empathy
11) Dead Cold
12) Understatement Of The Year (Mono Mix) (bonus japonais)

DISCOGRAPHIE


Autumn's Child - Melody Lane
(2025) - hard FM AOR - Label : Avalon Records Pride & Joy Music



Michael Erlandsson est un homme ponctuel. Il livre au Japon en décembre, puis propose la marchandise en début d’année suivante dans le reste du monde. La tradition a été respectée, bien qu’il ait fallu deux années au lieu d’une pour que le sixième album d’Autumn’s Child, Melody Lane, voit le jour. Un mal pour un bien ?

À l’heure des délais de parution de plus en plus allongés, une attente de deux ans reste tout à fait supportable. L’entame intitulée "Heartbreak Boulevard" donne le sentiment que ça valait le coup de patienter. Un thème mélancolique à la Work of Art, chœurs et claviers en avant, un refrain à pleins poumons éraillés dans la droite ligne de Tellus Timeline, la précédente réalisation, un solo qui s’insère avec fluidité avant qu’un changement de tonalité ne lance le refrain, un poil insistant. Mais quand on tient une rengaine qui claque, on l’exploite jusqu’au bout, c’est la règle dans l’AOR. Le refrain de "Pray For The King" se révèle moins marquant mais il est compensé par un sympathique duel guitare - synthés avec le claviériste John Lönnmyr de The Night Flight Orchestra.
Ensuite, ça ronronne. Toujours avec classe, caractérisée par une mélancolie sous-jacente et ce chant à la fois fervent et au bord de la rupture d’Erlandson. Mais l'aiguille du frissonomètre a du mal à basculer du côté droit, que ce soit à l’écoute de l’hommage (volontaire ?) à Supertramp, le Wurlitzer en moins, sur "Fight To Love Again", ou à celle de "Singalong", sorte de succédané de "Come And Get It!", l'un des moments forts et enjoués de Tellus Timline, délesté ici de l’aspect comédie musicale qui en faisait le sel. L’affaire devient embarrassante quand les sexagénaires jouent les faux durs de la street sur "Highway To The Sky" et mixent Queen époque A Night At The Opera et David Bowie période Ziggy Stardust pour répéter le mantra insipide d’"A World Without Love". Le même manque d’ampleur frappe d’inanité les interpolations fades de Def Leppard – "Rock of The Ages" sans la scansion iconique sur "Headlines", synthétiseurs lourds à la Hysteria sur "Dead Cold" qui forme une doublette finale étrangement molle avec "Rock Of Empathy", version édulcorée de "Livin’ on the Edge" d’Aerosmith.
Le propos général est heureusement plutôt tonique, comme en atteste "Melody", brève occurrence trop sucrée pour donner envie de tout péter, mais qui rappelle que les Suédois ont encore la niaque. Ils montrent aussi qu’ils sont encore capables de surprendre avec "Lovesong", bonifiée par un irrésistible gimmick rehaussé par des couplets sensibles faisant songer au "Too Young" de Phoenix. Le refrain solaire tintinnabule gentiment jusqu’à la montée en puissance orchestrée avec l’invitée Johanna Hjort, dont les inflexions soul apportent une coloration compatible avec les modulations du taulier, pour une séquence émotion malheureusement isolée.


Soignée, feelgood, majoritairement énergique, Melody Lane témoigne une nouvelle fois du savoir-faire d’Autumn’s Child en matière de hard rock mélodique, dans la droite ligne de son prédécesseur. Cependant, l’inspiration a baissé d’un cran. Le rythme soutenu de parution n’y est sans doute pas étranger – Erlandsson ayant déjà une longue carrière derrière lui. Heureusement, lui et ses acolytes sont encore capables d’offrir des compositions à haute valeur ajoutée qui laissent espérer encore dans les capacités des Scandinaves à faire passer de bons moments.



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