20153

CHRONIQUE PAR ...

100
Merci foule fête
Cette chronique a été mise en ligne le 20 mars 2026
Sa note : 15/20

LINE UP

-Anthony "Tony" Portaro
(chant+guitare)

-Anthony "Tony" Bono
(basse)

-Anthony J. "Tony" Scaglione
(batterie)

Ont participé à l'enregistrement :

-James Preziosa
(chœurs)

-Warren Conditi
(chœurs)

-Kevin "Reverend" Imor
(chœurs)

-Ricky Rocket
(chœurs)

-Pete "Demon" Trosky
(chœurs)

-Danny Greco
(chœurs)

-Bill Farley
(chœurs)

-Michael James Romeo
(guitare sur "Strike Me Blind")

-Michael Pinella
(claviers sur "Strike Me Blind")

TRACKLIST

1) Temple of Punishment
2) Stab
3) This
4) Killing on Monroe Street
5) King with the Axe
6) Strike Me Blind
7) Memory Serves
8) Resurrection Chair
9) House with No Doors
10) Thrash 'til Death
11) Nails in Me Deep

DISCOGRAPHIE


Whiplash - Thrashback
(1998) - thrash metal - Label : Massacre Records



Remettre l’église au milieu du village. En 1998, Whiplash a du mal à intéresser le nouveau public metal, bien plus attiré par les tendances extrêmes et symphoniques (parfois les deux à la fois) que par une résurgence thrash de la décennie précédente. Le trio yankee tente un pari : récupérer les vieux fans en espérant un appel d’air. Pour ce faire, le leader Tony Portaro rameute les deux autres Tony qui formaient avec lui le line-up du fulgurant premier album et baptise le sixième Thrashback.

Les choses sont claires, non ? Et bien, pas tant que ça. Au lieu d’un uppercut à la "Stage Dive", "Temple of Punishment" progresse tranquillement, rythmé par la battue rectiligne de Scaglione. Après un scream moyennement magistral, Portaro affiche les limites d’un chant étroit mais déterminé, pas très éloigné d’un Dave Mustaine. Et si les couplets sont poussifs, le refrain surprend par son caractère soigné, pas vraiment une caractéristique du gang à ses débuts hargneux. Une chose en revanche, n’a pas changé : l’excellence du solo offert par l’ancien élève de la Berkeley School of Arts.
En dépit de cette entame à la férocité relative, le propos se muscle sur certaines pistes - "Stab" stimulée par un motif vibrionnant, "Memory Serves" scandé par un riff speed et haché, "House with No Doors" malgré un decrescendo interminable et surtout "Thrash 'til Death", repêchée de la démo Thunderstruk sortie en… 1984. Joyeusement speed et basse du front, l’occurrence rappelle "Deathrider" des voisins d’Anthrax. Mais l’esprit punk de la Côte Est ne plane sur le recueil que par intermittence, le son assez chaleureux évoquant davantage les productions power metal en vogue à la fin des nineties. Les invités Michael Romeo et Michael Pinella de Symphony X se tirent d’ailleurs la bourre sur le concis mais étourdissant instrumental "Strike Me Blind" - de quoi laisser penser, avec un brin de taquinerie, que leur groupe principal se porterait mieux sans chanteur.
Une majorité des morceaux sont guidés par une vibration incontestablement heavy, pour un résultat contrasté, tenant essentiellement à la qualité des refrains. Celui de "This" a beau être particulièrement travaillé (qu’on est loin de "Warmonger" !), il ne parvient pas à vivifier un titre répétitif, Portaro ayant tenu manifestement à exploiter un riff parmi les plus difficiles de son répertoire, de son propre aveu. Celui de "King with the Axe", autre rescapé de la démo susmentionnée, est plus marquant mais l’aurait été sans doute davantage avec un chant plus flamboyant (dire que Mike Howe était libre à cette époque…). Quant à "Nails in Me Deep", connu quatorze ans plus tôt sous l’intitulé "Chained Up, Strapped Down", il conclut l’affaire gentiment. Sauf que Whiplash n’est pas censé être « gentil » ! Pourtant, le très mélodieux "Killing on Monroe Street" figure parmi les réussites de l’enregistrement. Joué pendant les premiers concerts de la formation au milieu des années quatre-vingt, il s’agit ni plus ni moins que d’un très bon morceau de heavy metal, aux couplets encore plus mémorables que le refrain. La vélocité des guitares fait merveille, au service d’un thème marquant.


L’intitulé de Thrashback a beau être à moitié trompeur, le contenu du long format n’en est pourtant pas moins de qualité. Le public attendant, logiquement, un retour aux salves vitrifiantes de jadis n’a que peu de virulence à se mettre sous la dent, surtout avec le chant dénervé du meneur. Mais les refrains chiadés, une production chaleureuse et des thèmes percutants font de Thrashback un « retour » peut-être pas très « thrash » mais néanmoins sympathique.


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