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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 14 octobre 2026
Sa note : 17/20

LINE UP

-Phantom Slaughter
(chant+claviers)

-Philippe "Wroth Septentrion" Allaire-Tougas
(guitare+claviers)

Ont participé à l'enregistrement :

-Martin Adam "Marty" Friedman
(guitare sur 7)

-Samuel "Necreon" Osborne
(basse)

-Charles "CK" Koryn
(batterie)

TRACKLIST

1) Gates to the Shadowzone (Intro)
2) Necropalace
3) Halls of Weeping
4) The Night Has Fangs
5) Dragon Dreams
6) Blackheart
7) Witchmoon: The Infernal Masquerade

DISCOGRAPHIE

Foreverglade (2021)
Necropalace (2026)

Worm - Necropalace
(2026) - black metal des années 90 - Label : Century Media



Une rencontre. Worm semble en représenter l’archétype. Phantom Slaughter qui s’occupe de tout, et trouve Wroth Septentrion. Qui sait aussi s'occuper de beaucoup. De cette union naquit. Foreverglade, favori de doom hautement apprécié en nos terres. Puis Necropalace.

Comment dire ? Étonnement. Dimmu Borgir, Dissection, Emperor, Bathory. Necropalace semble vouloir être une synthèse de tous les black metal scandinaves. Symphonique, mélodique, spatial ou preux guerrier. Fi du doom. Même rythmiquement. Les passages lents sont de la partie, mais qualifier une thématique quelconque de cet album comme doom… non. Il s’agit de putain de pur de black metal des années quatre-vingt-dix (ajoutons encore Obtained Enslavement et Necromantia – excursion hors Nord - dans l’équation). Avec l’enveloppe sonore qui va avec. Sale, claire, grandiose. Sans verser dans le garage ou le bordel sans nom Worm fait revivre toute une époque. Les réverb’ à fond sans honte.
Ce que nous vivons relève dès lors du miracle. Une monstruosité passéiste tout à fait actuelle. Car le tour de force le plus dérangeant de cette sortie devient l’absence de ridicule qu’elle (ne) dégage (pas). Worm avait tout pour être au choix :
- un monument de second degré
- une risible photocopie nostalgique
Ni pute ni soumis, Necropalace parvient à se hisser aux standards d’antan, avec une production parfaitement miroir, et en même temps, malgré nous, contemporain. Par la magie d’une définition sonore plus élevée. Par des compositions habiles, pertinentes et intellectuellement relevées. Façonnant un monde à elles, n’hésitant pas à sonner quasi pop par l’entremise de claviers improbables ("Blackheart"), la musique des deux gais lurons, tous les deux aux manettes, fascine.
Par ces combats de claviers spatiaux et des soli de guitare s’étendant jusqu’à plus soif. Pourquoi ? D’où ? Ou les blasts habituels accompagnés des tremolos tout autant habituels tout comme les claviers/piano grandiloquents habituels. Perturbation des habitudes par ce mélange hypnotique, toujours sagace tout autant que déroutant. Se faisant, Worm se décale et étale la source de son originalité tout comme sa contemporanéité : le culot. Et Spiritual Black Dimensions qui copule avec Scarlet Evil, Witching Black, car s’il faut retenir des noms, ceux-là rougissent.


Un enregistrement secret des années quatre-vingt-dix, perdu dans les toundras enneigées de Scandinavie. Retrouvé au Canada. Mêlant beaucoup de choses et surtout du noir après un effort fort doom, le contrepied. Et le talent, car ça dégouline là.





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