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CHRONIQUE PAR ...

3
TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 01 juin 2021
Sa note : 13/20

LINE UP

-Hans Fryste
(chant)

-Haan
(guitare)

-Fjellnord
(guitare)

-Terror
(basse)

-Grimdun
(batterie)

TRACKLIST

1)Breathing Soil
2) Hellig Jord
3) Superior Growth
4) Aroused Self-Extinction
5) I AM the Path part II
6) Desolate Predictions
7) Unmasked Violation of Life
8) Trough Madness and Sanity I AM
9) For What Blooms Without Lust

DISCOGRAPHIE


Svarttjern - Towards the Ultimate
(2011) - black metal - Label : Agonia Records



Svarttjern, connais pas beaucoup, mais apparemment, ils auraient déjà fait parler d’eux avec un premier album normalement réussi de black ... norvégien. Plus étonnant, ils sont eux-mêmes norvégiens. On nage en plein délire olfactif et ne sachant plus où donner la tête, on se repliera sur l’incontournable écoute d’album pour savoir sur quel pied danser. Et surtout on arrête les conneries, car le black norvégien, dans le genre balisé, y’a pas beaucoup mieux. Donc des gars du froid et des forêts qui n’ont a priori pas grand chose de neuf à dire.

A priori, et on sait à quel point les a priori peuvent se révéler casse gueule. On mettra donc soigneusement au placard cet a priori pour laisser la musique parler. Et ses premières paroles sont surprenantes. Oui, on a l’impression de débarquer sur un plein riff de Dark Tranquillity sur Character tant le son et l’approche musicale sont similaires ! C’est par contre plus violent et quand même plus froid dans l’ensemble, mais bordel, qu’est-ce que ça saute aux oreilles ! De la mélodie en voulez-vous en voilà, un joli son bien poli avec cependant du grain comme il faut et un chant écorché dans les canons du genre black. Rien à redire, c’est efficace et pose Svarttjern comme un groupe à personnalité, même si un peu copieur. On n’avait pas encore entendu de Dark Tranquillity au black, c’est désormais le cas. "Breathing Soil" étant le "The New Build" de Towards the Ultimate, "Hellig Jord" s’impose comme un "One by One" mixé de Character toujours.

Et oui, on n’échappe pas aux empereurs du black carré et lourd, Immortal. Et tant mieux ! Car c’est bien et carré comme le maître, merci au batteur et au son. Avec toujours cette surimpression de Dark Tranquillity donc. Vous trouvez que cette chronique se répète ?? Peut-être, mais c’est à cause de l’évidence de la constatation. En tout cas, c’est très pratique à analyser. Si vous êtes fan de black, Dark Tranquillity et Immortal, foncez ! Les chansons sont bien composées, remplies de riffs mélodiques et de rythmes tapants. La production est proprette comme il faut avec une granularité froide qui ne manque pas de faire honneur à la musique pratiquée, en parfaite adéquation. L’exécution est de plus assurée avec sobriété et professionnalisme. Aucun problème donc. Si, problème, car pour ceux à la recherche du son unique, il faudra passer son tour. Tout comme les amateurs de vrai black très froid et dépressif. Le rythme est ici soutenu voire violent, mais ça reste propret et gentillet avec toutes ces mélodies.


Un bien bon album auquel on ne pourra réellement reprocher que son côté bien tenu et ses influences trop marquées. Pour le reste, c’est banco. Compositions solides, production idoine et qualité instrumentales au niveau, rien à redire. Un bon disque bien propre de black mélodique qui sait être brutal. A bon entendeur.


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