469

CHRONIQUE PAR ...

20
Ryd
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 11/20

LINE UP

-James Alan Hetfield
(chant+guitare)

-Kirk Lee Hammett
(guitare)

-Lars Ulrich
(batterie)

Guest :

-Robert Jens "Bob" Rock
(basse)

TRACKLIST

1) Frantic
2) St. Anger
3) Some Kind of Monster
4) Dirty Window
5) Invisible Kid
6) My World
7) Shoot Me Again
8) Sweet Amber
9) The Unnamed Feeling
10) Purify
11) All Within My Hands

DISCOGRAPHIE


Metallica - St. Anger
(2003) - heavy metal - Label : Elektra



Quoi que donc ??? Metallica décide de sortir un nouvel album ; après n’avoir rien sorti depuis cinq ans il veut nous faire un gros come back. Et pour ceux que Load, Reload ont déçu, cet album s’annonçait brutal, les noms de Entombed, Meshuggah revenaient souvent sur le Jump In The Studio. Autant dire que l’on pouvait en bander d’avance. Alors comment qu’il est cet album ?? Comment qu’elle est cette Sainte Colère ?? En effet il est brutal.

Dès les premières notes de "Frantic", on sent que la page Load est tournée et qu’une nouvelle s’amorce. On bourrine de toutes parts, les guitares sous accordées délivrent de gros riffs, la batterie fonce. Et oui Lars s’est racheté une nouvelle batterie (d’ailleurs on verra plus tard qu’il a plutôt du la trouver dans une décharge). Le choc passé (et oui quand même Metallica qui se refait dans le gros metal qui tache ça choque) on reprend ses esprit, et on analyse. Sur la prod : la batterie, et oui tout le monde l’a critiquée cette batterie, et avec raison. Lars a dû se planter de magasin lors de l’achat de la bête, il est passé dans le magasin de cuisine à côté (il devait être bourré) car argrgfsdebordeldecouilledemerde la batterie fait mal aux oreilles dans le mauvais sens du terme, la caisse claire a dû être serrée au maximum, ou alors il a paumé la clé de réglage du timbre, mais là vraiment, même la plus petite démo du plus petit groupe a un meilleur son. On dirait les congas de Sepultura, certes ça peut donner un côté tribal mais bon. Quand aux Hi Hat à l’écoute on la dirait faite de bois. Vraiment la batterie pourrit l’album. La gratte/basse : alors peut être que le Bob, guitariste de son état et pourtant bassiste sur cet album s’est paumé dans les manettes. Il a confondu gratte et basse. Le son de gratte et de basse sont mélangés, cela donne une sonorité sèche, sans aucune puissance, très étouffé (même Cynic a un meilleur son de gratte) qui on le verra donne un ton très répétitif à l’album, tous les riffs se ressemblant dû à ce manque de précision dans le son (surtout quand les chansons ont pour moyenne sept minutes). St. Anger est une masse, une masse très grosse, soixante-quinze minutes de chansons sans un seul solo. Dans le style on sent en effet les influences de Meshuggah et de Entombed, mais aussi de Strapping Young Lad (dans le coté fou, avec ses entremêlements de riff), et JUSTE sur quelques passages du neo de bas étage. L’album est long, sur chaque chanson on sent un refrain ou deux de trop, les structures étant pour la plupart des doublets (on répète deux fois la meme pattern). D’ailleurs, on ne peut pas trop parler de structures, ça se barre dans tous les sens, aucun lien ne se fait, donnant un gros côté jam que l’on peut apprécier mais qui peut tout aussi bien emmerder profondément.
L’intro de "Invisible Kid" est du Meshuggah tout craché, "Frantic" sonne comme du Entombed. Le problème c’est, que non content de piquer par ci par là, ils le font mal !!! C’est de la quasi bête reprise de plan, on ne sent aucune touche personnelle, si au moins le résultat dépassait les « influences ». On ne retrouve pas ce côté violent, chaotique et malsain de Meshuggah, le côté groove barbare d’Entombed, ni l’ultra violence « riffique » de Strapping Young Lad, ces je-ne-sais-quoi qui font le charme de chaque groupe. À piocher un peu partout, on obtient un gros bordel incohérent, du Hardcore Thrash’n Roll pseudo Progressif. Néanmoins, certaines chansons ont une grosse patate (vu les modèles copiés, il aurait fallu le vouloir pour sortir de grosses daubes quand même). "Dirty Window", déjà parce qu’elle est courte (5 minutes 24), donc on ne s’endort pas avant la fin (à moins d’être sportif et de se lever pour aller appuyer sur le bouton d’avance rapide, moi en l’occurrence je reste couché ^^ ). En plus l’intro a le mérite de réveiller, les riffs lourdesques à passer par le plancher ou thrashiesques à se cogner au plafond font le charme de cette chanson. Et ce passage mélodieux si joli pour peu que l’on aime comme moi Louise Attaque^^ (À quand une première partie lol ?), avec un refrain ma foi potable et pour une fois une structure tenant la route, bordel si seulement tout l’album était de cette veine. Car si il y a tout de même de bonnes chansons ("Dirty Window", "Shoot Me Again", "All Within My Hands") le reste passe pour des face B que tout groupe aurait eu honte de mettre sur album. La chanson éponyme donne l’impression de l’écouter deux fois de suite ; "Frantic" avec ce passage mielleux complètement nul et ce Tic Tic Toc où Jaymz montre ses limites au chant (voir plus loin), ce "Invisible Kid" absolument indigne de Metallica. Mais cet album serait il mauvais? Pas de solo? Des compos endormantes et chiantes? Une prod digne de Gégé joue dans son placard ? J’allais oublier le chant de Jaymz…. Il n’a jamais été aussi varié, tantôt hargneux et rageur, tantôt doux et calme tantôt hurlé. Le problème, car problème il y a, c’est qu’il montre vite ses limites dans les répertoires les plus extrêmes, ses hurlements sont d’une fausseté à casser un accordeur et son champ agressif est limite lui aussi, on sent qu’il lui faut de l’habitude, après une tournée intersidérale et intergalactique de six ans il devrait cartonner, en attendant, n’est pas Dieu (alias Devin T, ou Devy pour les intimes ;-) ) qui veut…

En conclusion, c’est le retour de Metallica vers des choses brutales, mais nullement un retour en arrière vers un Kill Em All. Ils ont synthétisé les grandes tendances brutales actuelles (c’est pas encore du Nile, et c’est loin d’être un apocalyptique City tout de même) et y ont ajouté leurs expériences du Load et du Reload avec ces passages mélodiques, seules choses qui pourrait rappeler que l’album est fait par Metallica. Manque de pot, le mélange ne prend pas hormis sur trois chansons (l’album contient onze pistes quand même). Ce retour vers le violent n’est apparemment pas un retour vers l’inspiration divine qui a permis des monstres tels que Master of Puppets.

NB : En attendant l’album est fourni avec un merveilleux DVD, avec les chansons jouées en studio live. Certes, à regarder c’est pas la joie (Ils jouent juste tout les quatre dans leur studio) mais on a le droit à un bien meilleur son. Et les poses de primates de Rob font bien rigoler (vous cherchez le chaînon manquant, moi je l’ai trouvé ^^). Pour couronner le tout, un pass Metallica vault, pour avoir accès par Internet à des live inédits qui défoncent tout.




©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 3 polaroid milieu 3 polaroid gauche 3