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CHRONIQUE PAR ...

100
Merci foule fête
Cette chronique a été mise en ligne le 21 janvier 2023
Sa note : 13/20

LINE UP

-Ian Fraser "Lemmy" Kilmister
(chant+basse)

-Philip "Phil" Anthony Campbell
(chœurs+guitare)

-Micael Kiriakos "Mikkey Dee" Delaoglou
(batterie)

Ont participé à l’enregistrement :

-Paul Michael "Triple H" Levesque
(chœurs sur "Serial Killer")

-Darren Arthur "Dizzy" Reed
(claviers sur "Mine All Mine")

TRACKLIST

1) Walk a Crooked Mile
2) Down the Line
3) Brave New World
4) Voices from the War
5) Mine All Mine
6) Shut Your Mouth
7) Kill the World
8) Dr Love
9) No Remorse
10) Red Raw
11) Serial Killer

DISCOGRAPHIE

Bomber (1979)
On Parole (1979)
Another Perfect Day (1983)
Hammered (2002)
Motörizer (2008)
The Wörld Is Yours (2010)

Motörhead - Hammered
(2002) - hard rock - Label : SPV Steamhammer



Depuis l’arrivée de Mikkey Dee derrière la batterie, pour Bastards en 1993, et le départ de Würzel après la sortie de Sacrifice en 95, Motörhead a trouvé une stabilité qui permet à Lemmy et ses deux acolytes de faire paraître à un rythme soutenu le résultat de leurs cogitations du moment. Après un We Are Motörhead vivifiant, l’entité historique du hard rock poursuit son avancée dans le millénaire avec un dix-septième LP (en comptant On Parole), intitulé Hammered. Routine ou surprise ?

Ben quoi ? On peut toujours croire à un nouveau Another Perfect Day, non ? Ou à une suite de 1916 [nda : qui s’appellerait 1917 ? Ah ah !...Hum, désolé]. L’hypothèse n’est pas délirante puisque le producteur engagé pour cet enregistrement est Thom Panunzio, qui a travaillé avec des pointures aussi diverses qu’Alice Cooper, Bruce Springsteen, Stevie Nicks de Fleetwood Mac, Ozzy Osbourne, Joan Jett et Metal Church (sur Hanging the Balance). Les trois compères font les présentations sur "Walk a Crooked Mile", mid tempo plus cool qu’"Ace of Spades", "Overkill" ou "Back At the Funny Farm", entre autres ouvertures fameuses. Ça groove gentiment sur des couplets délayés jusqu’à un refrain serti de chœurs sur lequel roucoule le Lemmy mélodieux révélé sur "Love Me Forever" (1916). Un premier solo pépère à la wah wah typique de Campbell fait office de mise en bouche avant un second plus consistant et plutôt brillant en conclusion.
De manière générale, le son est un chouïa plus léger que celui de We Are Motörhead et le tempo a baissé d’un cran. Pour le reste, c’est du Motörhead pur jus. Avec, comme souvent, ses bons et ses mauvais moments. "Brave New World", en vertu d’un refrain basique-mais-efficace et d’un solo nerveux modulés sur un tempo enlevé, appartient à la première catégorie. Ses couplets aux faux airs de "We Are the Road Crew" ne transpirent pas la prise de risque mais le résultat est tout à fait correct. Le constat est identique à l’écoute de "Kill the World", classique mais vigoureux et de "Mine All Mine" à l’ambiance rock n’ roll en partie alimentée par le piano de Dizzy Reed en permission prolongée de Guns N’ Roses dont le sixième album est en cours de finalisation depuis dix ans. Sur "Voices from the War", Lemmy pousse dans les aigus, ce n’est pas ce qu’il fait de mieux mais un riff goudronneux à la QOTSA, en accéléré, concourt à en faire une occurrence plaisante. L’enthousiasme baisse d’un cran sur "Down the Line", amorcé par un riff sympathique partagé entre guitare narquoise et basse bitumineuse mais dont les lignes de chant sentent la fatigue. "Dr Love" déçoit également, son riff astucieux et son solo énergique étant en partie ruinés par un refrain trop long et peu percutant.
Les tentatives d’apporter sinon de l’originalité, du moins un peu de variété, se heurtent quant à elles à une réalisation en demi-teinte, comme en témoignent les contrastes peu convaincants entre voix claire et voix chargée sur "Shut Your Mouth" et "No Remorse". Avant une récitation inutile en clôture, on retrouve le Motörhead qu’on aime sur "Red Raw", attaqué à fond de train sur une cavalcade de basse surmontée des grommellements d’un Lemmy en mode ursidé. Les couplets sont meilleurs que le refrain, dommage, mais celui-ci reste dans le ton à défaut d’être transcendant avant que la six-cordes, pourtant énervée sur la majeure partie du recueil, ne calme le jeu à mi parcours. Bizarre.


Hammered ? De bonnes idées et une interprétation robuste, à la merci d’une inspiration aléatoire. Le son est plaisant malgré son aspect passe-partout, au service de compositions inscrites dans la plus pure doxa motörheadienne. En bref, un album « qui s’écoute » mais qui ne bouleversera pas la carrière du gang britannique. Lequel, faute de succès massif, devra continuer à enchaîner les efforts en studio s’il veut survivre. Après un quart de siècle de ce régime, la qualité intermittente des productions de la bande à Lemmy n’a rien d’une surprise. CQFD.



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