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CHRONIQUE PAR ...

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Belzaran
Cette chronique a été mise en ligne le 02 mai 2023
Sa note : 16/20

LINE UP

-Tim Charles
(chant+violon+alto+claviers)

-Marc "Xen" Campbell
(chant)

-Matt Klavins
(guitare)

-Benjamin Baret
(guitare)

-Martino Garattoni
(basse)

-Daniel "Dan" Presland
(batterie)

Ont participé à l'enregistrement :

-Alana K
(chant sur 1)

-Emma Charles
(violon sur 1 et 3)

-Dalai Theofilopoulou
(violoncelle sur 1 et 4)

TRACKLIST

1) Equus
2) Misericorde I - As the Flesh Falls
3) Misericorde II - Anatomy of Quiescence
4) Suspyre
5) Graal
6) Anhedonia

DISCOGRAPHIE

Portal of I (2012)
Citadel (2014)
Urn (2017)
Exul (2023)

(2023) - death metal progressif à violon - Label : Season Of Mist



Il en aura fallu du temps pour que Ne Obliviscaris nous offre son nouvel album. Frappé par la crise de la Covid en 2020, le groupe s’était retrouvé disséminé dans le monde et avait dû enregistrer les parties séparément, étranglé par des difficultés financières. Mais cet Exul est finalement entre nos mains, un accouchement dans la douleur, avec pour lourde tâche de continuer la magistrale carrière des Australiens.

Le précédent opus, Urn, laissait craindre une aseptisation du son du quintet. On le sentait ronronner, très à l’aise. L’album était plus accessible, moins fou. Il gagnait en efficacité ce qu’il perdait en spontanéité. Garnie de seulement six titres pour près d’une heure de musique, la galette n’est pas des plus digestes à la première bouchée. Il faut du temps pour assimiler les chansons qui tournent donc autour de la dizaine de minutes chacune (et encore, "Anhedonia", avec ses petites quatre minutes, ressemble plus à une conclusion qu’à un « vrai » morceau). Les Australiens jouent à fond la carte du progressif et tout le plaisir d’écoute passe par le développement des titres qui avancent et évoluent sans retour arrière. Exul nous raconte des histoires, parfois certes alambiquées, mais toujours passionnantes, le tout avec ce son si unique. L’identité de Ne Obliviscaris est tellement forte (et pas seulement par la présence du violon) que le fan est embarqué immédiatement. On remarquera que le son manque quelque peu de puissance, sans doute une conséquence de l’enregistrement chaotique. Certaines envolées n’ont pas le même souffle d’antan. C’est surtout ici que les deux ans à se battre pour sortir l’album se ressentent.
Si on pouvait reprocher au groupe d’avoir trouvé sa formule, ce serait nier le fait qu’Exul possède ses propres caractéristiques. On remarque d’abord que la batterie est moins massive, laissant plus de respiration à la musique. Il y a moins cet effet « mur du son » caractéristique de Ne Obliviscaris. C’est plutôt une bonne nouvelle. La construction des morceaux se révèle complexe, mais maîtrisée, loin de l’aspect foutraque de Portal Of I. "Misericorde II – Anatomy of Quiescence" apporte aussi une forme de nouveauté avec ses premières minutes constituées de solos de violons et guitare. Une montée en puissance très lente et mesurée, perturbante au premier abord. D’abord vu comme un temps mort, c’est sans doute l’un des moments forts d’Exul. Cela rappelle (de loin), l’introduction de "Petrified Eyes" d’Angra. C’est plutôt au niveau du chant que le groupe semble se reposer sur ses lauriers. Il y avait eu quelques expérimentations bienvenues sur Urn, mais tout est revenu à la normale. Il manque de vrais moments marquants à la voix. L’amateur considèrera cependant que le véritable chant de l’album est la basse, tant ses parties magistrales parsèment l’opus. Puissante, mélodique, pertinente… Une magnifique partition pour la quatre cordes !


Ne Obliviscaris continue son chemin et nous propose une nouvelle fois un album de metal extrême progressif de grande classe. Si la surprise n’est plus là depuis longtemps, Exul apporte une nouvelle pierre et ne se repose pas sur les acquis des Australiens. On ne peut qu’être frustré à imaginer ce qu’aurait pu être cet album avec un enregistrement moins problématique. Mais l’album est là et constitue l’une des sorties de l’année.





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