20090

CHRONIQUE PAR ...

100
Merci foule fête
Cette chronique a été mise en ligne le 19 janvier 2026
Sa note : 12/20

LINE UP

-Santiago Ramonda
(chant)

-Suraz Sun
(guitare)

-Alessandro Del Vecchio
(guitare+claviers)

–Silvia Pistolesi
(basse)

-Nicholas Papapicco
(batterie)

TRACKLIST

1) Under The Moonlight
2) The Walls Are Crumbling Down
3) Don't Look For Love
4) Fight Fire With Fire
5) Blue Heart Of Stone
6) Without Love
7) High Voltage Hearts
8) Gone
9) Bad Girl
10) The One To Blame
11) World's Gone Crazy

DISCOGRAPHIE


Ramonda - The Walls Are Crumbling Down
(2025) - hard FM - Label : Frontiers Records



Un bon titre et basta. Ça arrive. Assez souvent, il faut le reconnaître. C’est toujours mieux qu’un album intégralement loupé, ceci étant. Mais ce n’est pas merveilleux non plus. The Walls Are Crumbling Down, premier long format de Ramonda, valide ce constat.

« Commencer par la conclusion ? Vous êtes des thugs chez les Eternels ! » Carrément. Ici, on décerne des coups de cœur à Jaldaboath, c’est dire le niveau d'insanité. Alors, Ramonda. Du nom de Santiago Ramonda, chanteur officiant dans le groupe Stormwarning ayant publié un LP auto-intitulé chez Frontiers en 2023. Comme sa consœur Issa de stridente mémoire, le vocaliste est mis en lumière par la maison de disques italienne qui lui fournit une section de musiciens du cru, parmi lesquels l’inamovible Alessandro Del Vecchio (Jorn, Vanden Plas, et une vingtaine d’autres groupes) qui livre les compositions. Comme indiqué supra, la première, "Under The Moonlight", est cool. Vraiment. Entame en douceur, riff entre hard rock et power à tempo soutenu qui lance un refrain de haute volée, imprégné d'un héroïsme très années quatre-vingt. Le solo n’est pas mal non plus. Moins inspirée, la chanson-titre tient tout de même la comparaison, grâce à une mélodie et surtout un chant qui évoquent Fates Warning. Ramonda est un chanteur solide, à tendance caméléon – son imitation de David Coverdale sur "High Voltage Heart", allègre exception à la mollesse générale, et davantage encore sur "Blue Heart Of Stone", est bluffante.
Le reste ? Bof. Rien de mauvais, non, mais rien qui fasse se relever la nuit, ni le jour. Ok, le refrain de "Don't Look For Love" rappelant fortement celui de "Angry Again" de Megadeth est sympa, de même que celui de "Gone", agréablement mélancolique. Mais que les riffs de guitare sont fades ! Plutôt que de riffs, iI s’agit de scansions qui rythment sans dynamisme des couplets insipides. L’intitulé de la quatrième piste, "Fight Fire with Fire", fait sourire, tant la férocité de l’ouverture mythique de Ride the the Lightning des Mets est à l’opposé de son homonyme sur la réalisation de Ramonda. L'Argentin porte en lui une indéniable ferveur, mais qu’il semble contenir en permanence, comme si on l’avait menacé d’un exil en Terre de Feu s’il se montrait trop exubérant. L’ennui s’installe confortablement, du linéaire "Without Love" aux saccades fatiguées de "World's Gone", en passant par le falot "The One To Blame Crazy". Quant à "Bad Girl", fausse ballade garnie d’arpèges automatiques, son refrain sans saveur laisse perplexe quant à son accession au statut de single, en dépit d’un solo inhabituellement consistant. Un excès de Lacryma Christi, sans doute.


Au label Frontiers, il est reproché, souvent à juste titre, d’enchaîner les sorties au détriment de leur valeur artistique, entre une parution réjouissante et un nom prestigieux. Produit typique de l’écurie napolitaine, The Walls Are Crumbling Down fait illusion le temps d’une ouverture aguicheuse, avant que du personnel de studio fasse tourner des rengaines AOR plates comme la pampa. Le robuste organe de Santiago Ramonda méritait peut-être qu’on lui consacre un recueil. Cependant, faute d’idées originales, ce dernier n’a que peu de chance de distinguer les capacités du Sud-Américain dans la jungle touffue du hard rock mélodique.



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