20178

CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 25 avril 2026
Sa note : 18/20

LINE UP

-Eric Theodore Wagner
(chant)

-Rick Wartell
(guitare)

-Bruce Franklin
(guitare)

-Sean McAllister
(basse)

-Jeff Olson
(batterie)

TRACKLIST

1) The Tempter
2) Assassin
3) Victim of the Insane
4) Revelation (Life or Death)
5) Bastards Will Pay
6) The Fall of Lucifer
7) Endtime
8) Psalm 9

DISCOGRAPHIE


Trouble - Trouble (Psalm 9)
(1984) - doom metal - Label : Metal Blade Records



En 1978, l’Archange Michel, le Tabasseur de démons, créa Trouble et, par conséquent, le doom metal. Et Saint-Georges, Grand Pourfendeur de dragons, approuva l'initiative. Sur son Trône, Dieu le Père, se montra beaucoup moins enthousiaste. Surtout à partir de 1984 et la parution de leur debut album
- Non de Moi-Même, Michel ! Tu peux pas baisser le volume ? Musique de sauvages ! Et puis bon, les gros mots, ça va bien ! « Fu***ng Bastards », tu étais obligé ? Vraiment ?
- Désolé Mon Père, mais ça me donne la patate ! Et j’en ai bien besoin, parce que là je pars mettre quelques torgnoles en Californie !


Et Michel a du taf dans l’ouest américain. Cela fait un an que des zigotos l’asticotent. Il a fermé les yeux sur Kill’Em All, mais Show No Mercy et sa pochette à la gloire du cornu d’en bas, c’est niet ! Il va aller mettre de l’ordre ! Et tant qu’à faire, mettre également deux ou trois gifles à la concurrence démoniaque - doomoniaque - de Saint Vitus - ne vous fiez pas au nom du groupe, Satan est fourbe... Les doomsters californiens viennent également de sortir leur premier album. Trouble et Saint Vitus sont donc les deux co-créateurs du genre et, dans les deux cas, leur première œuvre est une vraie réussite musicale. Avant eux, on pouvait avoir droit à du heavy metal lent, comme le Into Glory Ride de Manowar, mais pas de doom. Les deux fondateurs du genre sont pourtant issus de milieux différents et ne se ressemblent pas tant que ça. Les seconds nommés tournent à Black Sabbath et aux substances illicites, nous proposant une musique inscrite dans la droite ligne des créateurs de Master of Reality, encore très seventies dans l’âme et hautement malsaine.
Les premiers nommés, eux, tournent à l’Eau Bénite, la vraie, la bonne et, même si l’héritage du Sab’ est indéniable, même si "Assassin" est un titre totalement heavy-metal, Trouble propose quelque chose de beaucoup plus dépouillé, costaud, structuré… et incroyablement précurseur. Je ne conteste en rien l’influence évidente de Saint Vitus sur des groupes comme Electric Wizard voire sur le black metal grec, mais, non content de définir un genre, Psalm 9 écrit même le cahier des charges de trois sous-genres, excusez du peu ! La dispersion est d’ailleurs le seul reproche que l’on peut faire au premier album des natifs de Chicago, mais ils avaient tant à créer qu’il ne pouvait pas en être autrement. Avec leur rythmique extra lourde et leur tempo relativement lent, mais pas tant que ça, l'excellent "The Tempter" aux accélérations mortelles, "The Fall of Lucifer", et le puissant "Psalm 9" posent les bases du doom traditionnel. Pour le lyrisme et les froufrous, on appellera Candlemass. Ici, on privilégie l’aspect compact, rehaussé par le timbre éraillé du mythique Eric Wagner (RIP), à l’organe vocal encore intact alors. Avec "Bastards Will Pay", vous avez droit à l’option « violence premium », sans verser un rond de plus, aussi monocorde et brutale que chez Metallica et Slayer.
Sans "Revelation", Cathedral n’existerait pas ou si vous préférez : le quatrième titre de l’album fonde le stoner - ou le co-fonde avec Saint Vitus, pour rendre à César ce qui est à César. Plus étonnant encore, Trouble écrit les fondamentaux musicaux d’un sous-genre dont l’un des deux genres principaux n’existe pas encore.... Je m’explique : prenez "Victim of the Insane" et remplacez le chant d’Eric par du growl, sans changer QUOI QUE CE SOIT à la musique. Ajoutez ensuite du graou sur l’instrumental "Endtime". Vous arriverez à la même conclusion que moi : les guitares plaintives du début de "The Tempter", la similitude entre "Bastards Will Pay" et "Pity the Sadness"… ce n’était pas un hasard. La pesanteur, le côté obscur, gris, le lead en second plan… La ressemblance avec Paradise Lost, donc, mais également avec Celestial Season ou God Forsaken… Trouble a tout simplement composé les premiers titres doom-death, les vocaux en moins. Le groupe tue donc le game plusieurs années avant la création du death metal, et six ans avant la sortie de Lost Paradise. Si ce n’est pas être précurseur, ça… On est limite dans un épisode de Temps X...


Rebaptisé Psalm 9 sur le tard, le premier album de Trouble est un véritable coup de massue. Aussi puissant et massif que le thrash émergent de la même époque, le groupe américain pose dès ce disque les fondations des principales déclinaisons du doom metal à coup de titres plus inspirés les uns que les autres. Avoir Michel parmi ses potes, ça aide.





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