CHRONIQUE PAR ...

100
Merci foule fête
le 14 février 2023




SETLIST

Beast in Black :

Blade Runner
Eternal Fire
Die by the Blade
Revengeance Machine
Unlimited Sin
Moonlight Rendezvous
Crazy, Mad, Insane
Sweet True Lies
To the Last Drop of Blood
Oceandeep
Beast in Black
Hardcore
Born Again
Blind and Frozen

Rappel :
Cry Out for a Hero
One Night in Tokyo
End of the World

Firewind :

Welcome to the Empire
I Am the Anger
Head Up High
Destination Forever
World on Fire
The Fire and the Fury
Ode to Leonidas
Rising Fire
Maniac (Michael Sembello cover)

AFFILIÉ

Beast in Black
Strasbourg - La Laiterie
(06 novembre 2019)

06 février 2023 - Strasbourg - La Laiterie


Firewind_-_Beast_in_Black_Strasbourg_-_La_Laiterie_20230206

Trois ans et trois mois. C’est le temps qu’il aura fallu attendre pour revoir Beast in Black à Strasbourg, en ce réfrigérant lundi de février. Le concert précédent, qui renvoie à l’insouciance d’avant le confinement, semble s’être terminé la veille, tant les bons souvenirs qui l’accompagnent sont vivaces. Pourtant, on est stupéfait de la durée réelle qui précède les retrouvailles, parenthèse mortifère d’une humanité suspendue pendant que les horloges continuaient à dévorer le reste de nos vies. Allait-on découvrir des musiciens transformés par l’expérience traumatisante ?

Bien sûr que non. Beast in Black, les nouveaux rois de l’entertainment metal, virer au funeral doom ou au post rock existentialiste avec tronches de six pieds de long ? Dans le multivers, éventuellement, mais pas dans cette dimension. Et même si les thèmes de leurs chansons prennent leur source du côté obscur de la force, la musique est tellement entraînante qu’elle ne peut qu’inciter à la distraction et au sourire. Le public est d’ailleurs venu en nombre pour cette première levée de la semaine du metal à la Laiterie – Soilwork/ Kataklysm/ Wilderun le lendemain, puis Tarja/ Temperance/ Serpentyne et enfin Heaven Shall Burn/ Obituary/ Malevolence le quatrième jour !

FIREWIND (19h30) lance le marathon avec le professionnalisme d’une troupe bien établie dans le milieu. Vingt ans que Konstantinos Karamitroudis alias Gus G. et ses employés charbonnent leur power metal, ça veut dire quelque chose. Déjà, que les gars savent y faire - bon niveau général et même supérieur s’agissant du guitariste. Toutefois, si la carrière solo du shreddeur grec est plus renommée que celle du groupe qu’il a fondé, et que ce dernier intervient en première partie d’une formation nettement plus récente, c’est qu’il y a aussi un autre paramètre à prendre en considération : le caractère générique du répertoire de Firewind. Les titres se succèdent à une allure généralement vive mais il est difficile d’en retenir autre chose que du travail bien fait. Le chanteur Herbie Langhans, qui officie parfois avec Avantasia en live, fait le taf, même si son scream à l’entame de "World on Fire" fait un peu peur. Compétent lorsqu’il s’agit de chauffer l’auditoire, il laisse le soin au patron de mettre le feu, au sens littéral, lors de l’instrumental "The Fire and the Fury" durant lequel la six-cordes fume et rougeoie - un petit tour de passe passe amusant quoiqu’un peu kitsch, servant de hors d’œuvre à un solo virtuose, histoire de montrer qui est le patron. Le final sur "Maniac" de Michael Sembello, tant de fois repris, est éminemment sympathique mais confirme assez cruellement ce qu’il manque à Firewind : une composition marquante.
Des compositions marquantes, pour ne pas dire des hits en puissance, BEAST IN BLACK (21h) va en dérouler un paquet au cours des quatre-vingt-dix minutes de sa prestation. Plus coloré que lors de son récital de 2019, le quintet enchaîne les rengaines à reprendre à gorges déployées dans un décor futuriste en partie constitué de bustes de mannequins (en plastique) de jeunes femmes nues – OK, pour le bon goût on repassera. La partie féminine de l’assistance, massée en rangs compacts devant les barrières désormais habituelles à la Laiterie, ne semble pas en faire grand cas, saluant avec ferveur les petites beautés bien gaulées et presque toutes gratifiées d’un scream suraigu de Yannis Papadopoulos. Le frontman chauve se montre une fois de plus époustouflant de maîtrise et de justesse - tout juste pourra-t-on ergoter sur une tendance à nasiller sur deux ou trois couplets. Les samples, comme à l’accoutumée, rehaussent les refrains sans phagocyter le spectre sonore, contrairement à la batterie d'Atte Palokangas, sourire inaltérable et chevelure flamboyante, en début de set. Les guitares peinent à se faire entendre sur "Blade Runner", avant de reprendre progressivement du poil de la bête.
Quelques ajustements agrémentent la performance de l’escouade d’Helsinki par rapport à celle délivrée au festival Rock the Lakes à Vallamand à l'été 2022 : davantage de morceaux, de manière assez logique pour une tournée en headliner, dont la meilleure ballade de la Bête, "Oceandeep" – portables en mode lampe-torche de rigueur. Moins de discours, mais toujours des chorégraphies de guitares, de la bonne humeur et les rictus du plus en plus dégarni Kasperi Heikkinen, à son aise lorsqu’il s’agit de taper un solo à toute blinde. Les mecs ont laissé tomber les lunettes à bandeau défilant sur "Crazy, Mad, Insane" mais un type masqué portant haut de forme rouge et blouse constellée de taches cramoisies déboule avec un clavier premier âge avant de repartir une minute plus tard. Les minutes défilent et le plaisir restent entier, même si le choix d’intégrer "Eternal Fire" au lieu, par exemple, du formidable "From Hell with Love" laisse un poil dubitatif. Cependant les friandises chargées à l’énergie brute, concotées par le chef de bande Anton Kabanen, de plus en plus expressif, ravissent la foule, notamment "Sweet True Lies", "Blind and Frozen", "Moonlight Rendezvous" (déjà un classique), précédant une splendide triplette en clôture représentant les trois albums studio publiés à ce jour par la horde joviale - le tonitruant "Cry Out for a Hero", le discoïde "One Night in Tokyo" et le speed "End of the World", comme une évidence.


Précédé d’une première partie de bon niveau mais qui ne risque pas de lui faire de l’ombre, Beast in Black a encore une fois régalé en cette soirée hivernale. Reprenant le Dark Connection Tour en tête d’affiche après avoir chauffé les fans de Nightwish, ses serviteurs zélés n’ont laissé deviner aucune fatigue, hormis quelques cernes, après leur tour du monde réalisée en 2022. Rôdé et catchy, fun et dynamique, le show des cinq lascars a comblé une salle copieusement remplie, à l’instar de nombreuses dates de la tournée. Le phénomène Beast in Black prend de l’ampleur, et en sortant ragaillardi dans les rues glacées de la capitale alsacienne, on se dit que c’est amplement mérité.


©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Latex Dresses for Prom,Latex catsuits in the goth subculture latex clothes The potential dangers of overheating and dehydration while wearing latex catsuits,The ethics of wearing and producing latex clothing sexy latex clothing
Trefoil polaroid droit 1 polaroid milieu 1 polaroid gauche 1