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CHRONIQUE PAR ...

100
Merci foule fête
Cette chronique a été mise en ligne le 23 janvier 2023
Sa note : 17/20

LINE UP

-Stephen Ray "Steve" Perry
(chant)

-George Neal Joseph Schon
(chœurs+guitare)

-Jonathan Leonard "Cain" Friga
(chœurs+guitare+claviers)

-Ross Lamont Valory
(chœurs+basse)

-Steven Bruce "Steve" Smith
(batterie)

A participé à l’enregistrement :

-Randall Darius "Randy" Jackson
(basse sur "After the Fall")

TRACKLIST

1) Separate Ways (Worlds Apart)
2) Send Her My Love

3) Chain Reaction
4) After the Fall
5) Faithfully
6) Edge of the Blade
7) Troubled Child
8) Back Talk
9) Frontiers
10) Rubicon

DISCOGRAPHIE

Escape (1981)
Frontiers (1983)
Freedom (2022)

Journey - Frontiers
(1983) - rock hard rock hard FM - Label : Columbia



Quand on est arrivé au sommet, on ne peut que redescendre, comme dirait Tony Iommi en cette année 1983. Certains préfèrent s’attarder – après tout, tant que les conditions sont favorables et que personne n’est là pour déranger, pourquoi se priver ? Puisqu’Escape les a propulsés tout en haut des charts en 1981, les cinq gars de Journey se voient bien y rester encore un peu. Il sortent donc un nouvel album un an et demi plus tard. Celui-ci s’appelle Frontiers et sans surprise, s’inscrit dans la même veine de l’« adult oriented rock » que son brillant prédécesseur.

Escape démarrait de manière magistrale avec le mega tube "Don’t Stop Believin’" : un hit est attendu pour lancer Frontiers sur les mêmes rails. C’est le rôle que les Californiens assignent à "Separate Ways (Worlds Apart)". Une amorce aux synthés ? Oui, cette fois aussi, plus emphatique que celle de son modèle. Lui succèdent un riff haché, des couplets tendus et une séquence qui fait monter la pression avant que ne retentisse un refrain époustouflant, moins solaire que celui de "Don’t Stop Believin’" mais plus dur et tout aussi mélancolique. Alors oui, la dernière partie avec chant ad lib et retour des claviers dominateurs ne s’imposait peut-être pas mais quelle faculté à émouvoir, quel brio ! Et comme sur Escape, la suite, sans tout à fait atteindre le niveau de l’opener, s’en approche à plusieurs reprises, à commencer par "Send Her My Love" et son thème principal à faire chavirer le cœur, illuminé par un solo lumineux en dialogue avec des lignes de chant si émouvantes que l’on regrette qu’elles ne durent pas davantage.
Après une entame aussi stratosphérique, le quintet redevient humain - encore que le solo virtuose de Neal Schon en conclusion de "Chain Reaction" n’est pas à la portée du premier venu. Le thème principal d’"After the Fall", ravissant, annonce cependant une baisse de tension qui se confirme sur "Faithfully", ballade clairement calquée sur "Open Arms", la bouleversante piste qui concluait Escape. Lourde et convenue, son avatar sur Frontiers suscite une émotion mesurée, Perry se laissant notamment aller à son pêché mignon des vocalises surjouées. Dans un registre plus agressif, "Back Talk" fait plus sourire que frémir, entre les martèlements mous de la doublette rythmique, le refrain de petite frappe en free lance façon « retenez-moi ou je fais un malheur – mais retenez-moi bien, hein ! », sans compter un solo de six-cordes en mode automatique. Celui de "Rubicon" se révèle nettement plus enlevé, dommage que la vigueur hard rock du titre soit rognée par des claviers protubérants virant au kitsch.
Leur titulaire, Jonathan Cain, le seul à être crédité à la composition de tous les morceaux, prend sans doute un peu trop la confiance, déséquilibrant – légèrement – l’édifice patiemment érigé depuis une décennie par la formation qu’il a rejointe à peine deux ans auparavant. Ce sont aussi les synthés qui brident l’envolée attendue sur la chanson-titre dépourvue de solo de six-cordes. Qu’on ne s’y trompe pas toutefois, l’alchimie opère sur la majeure partie des morceaux, tel "Troubled Child" à l’ardente sensibilité ou encore "Edge of the Blade", riff mordant en étendard, traversé d’une ferveur de chaque instant dont un dialogue intense entre Schon et Perry, un refrain à faire dresser les poils et un solo épique du guitariste à crinière.


En reconduisant la recette gagnante d’Escape, les membres de Journey ne pouvaient plus espérer le bénéfice de la nouveauté. En revanche, ils font fructifier leur savoir faire dans l’art de dégainer le refrain fatal et profitent d’une période d’inspiration providentielle, malgré quelques scories excusables. Doté d’un nouveau tube galvanisant en tête de proue, Frontiers constitue une réussite réjouissante et incontestable : une réalisation majeure de ce « soft hard rock » en provenance des États-Unis, au début des eighties triomphantes.



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