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CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 10 novembre 2023
Sa note : 16/20

LINE UP

-Petros "Peter" Miliadis
(chant)

-Christos Dragamestianos
(guitare)

-Nikolas Paraskevopoulos
(guitare)

-Antonis Venturis
(claviers)

-Kostas Mexis
(basse)

-Stelios Darakis
(batterie)

Ont participé à l'enregistrement :

-Fany Melfi Antoniou
(chant sur "Fallen From Grace")

-Katerina Tzitzou
(chant sur "Fallen From Grace")

-Irina Dimaki
(chant sur "Fallen From Grace")

-Anna Thana
(chant sur "Fallen From Grace")

-Labros Kiklis
(chant sur "Fallen From Grace")

-Stavros Papagiannakopoulos
(chant sur "Crestfallen" et "Thorns of Fire")

-Aris Karatzas
(chant sur "Crestfallen" et "Thorns of Fire")

-Ilias Mantikos
(chant sur "Thorns of Fire")

TRACKLIST

1) Fallen From Grace
2) Newborn Skies
3) Crestfallen
4) Among the Wolves
5) Raise Empires
6) Thorns of Fire

DISCOGRAPHIE


On Thorns I Lay - On Thorns I Lay



Il y a plusieurs années, Theo de Hail Spirit Noir nous confiait que la musique de son projet était inspirée par Manos Hadjidakis. Un aveu amusant et surprenant, car à l’écoute des œuvres d’Hail Spirit Noir, il était difficile de s’en rendre compte. Les membres d’On Thorns I Lay sont-il également amateurs des grands noms de la musique de leur pays ? Il faudrait leur demander. Ce qui est, en revanche, certain, c’est que leur nouvel album sonne un peu plus grec que les autres…

Un peu plus car, outre les habituelles influences du vieux Septic Flesh ressenties sur certains titres, et notamment sur la surpuissante ouverture que constitue "Fallen From Grace", On Thorns I Lay a placé, sur "Crestfallen" mais également, et surtout, dans "Thorns of Fire", ce qui ressemble, pour un profane de mon genre n’ayant passé que quelques semaines en Grèce comme beaucoup de touristes européens, à des « guitares sirtaki », avec toute l’imprécision de cette expression - mes excuses aux Grecs et/ou aux spécialistes du sujet. Mais il n’empêche, lorsque j’écoute la sublime fin d’album et ces trémolos, agrémentés d’un effet symphonique du meilleur effet, je pense « Grèce », et j’ai également des frissons. "Thorns of Fire" est un des meilleurs titres composés par le groupe, il permet même de se rappeler les bons côtés du On Thorns I Lay pré-Aegean Sorrow. Une formation plus frêle, dont la musique pouvait atteindre des sommets de romantisme, mais également se vautrer dans les grandes largeurs. Cette réminiscence finale du temps passé ne reste cependant qu’à l’état d’étincelle finale.
Pour le reste, On Thorns I Lay nous ressert la formule développée depuis trois albums maintenant, tout en l’améliorant un peu à chaque fois. La seconde moitié d’Aegean Sorrow laisse à désirer. Threnos s’avère plus constant et globalement très bon, mais avec cet album éponyme, On Thorns I Lay monte encore d’un petit cran la qualité de son gros doom-death mélodique. Si les meilleurs moments du nouvel effort sont le début et la fin, les six titres, compacts et intenses, tiennent la route, en mode american truck davantage que Smart. Rythmique costaude, guitares leads qui se lamentent, quelques petits arrangements de-ci de-là, histoire de rendre l'atmosphère un poil gothique, On Thorns I Lay s’élève définitivement au rang de valeur sûre du doom-death à la Draconian. Toutes les compositions, ni trop longues, ni trop courtes, soutenues par un growl puissant, parfois remplacé par un chant hurlé à la In Vain, s’écoutent avec bonheur. On notera également que "Crestfallen" n’est pas qu’un hommage au titre du même nom écrit par Anathema, il y a bien/trop longtemps - même si hommage il y a : le passage au piano ne peut être un hasard. Outre les fameuses guitares évoquées au début de la chronique, les riffs semblent y avoir été influencés par l’Opeth d’avant la chute. Mais avec ou sans référence de bons noms de la scène extrême mélodique, cette nouvelle offrande s’avère robuste, compacte, mais pas exempte d’une certaine finesse, et surtout très bien composée.


Un groupe peut avoir été créé il y a presque trente ans, avoir sorti dix albums et encore progresser. Si seulement Steve Harris pouvait s’en inspirer, bordel ! (1988, c'est loin...) On Thorns I Lay se la joue sobre comme sa pochette, mais cette œuvre est très bien écrite et le dernier titre nous fait rêver à un On Thorns I Lay « total », rassemblant tous les bons éléments qu’a su créer le groupe au cours de sa carrière. En attendant cette possible apothéose, félicitations au groupe !





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