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CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 19 mai 2024
Sa note : 18/20

LINE UP

-Klaus Meine
(chant)

-Ulrich "Uli Jon" Roth
(chant+guitare)

-Rudolf Schenker
(guitare)

-Francis Buchholz
(basse)

-Rudy Lenners
(batterie)

A participé à l'enregistrement :

-Achim Kirschning
(claviers)

TRACKLIST

1) Pictured Life
2) Catch Your Train
3) In Your Park
4) Backstage Queen
5) Virgin Killer
6) Hell-Cat
7) Crying Days
8) Polar Night
9) Yellow Raven

DISCOGRAPHIE


Scorpions - Virgin Killer
(1976) - hard rock - Label : RCA



« Ecoute cette chanson! Tu ne devineras jamais de qui c’est ! » Milieu des années quatre-vingt. Pas une boum ne pouvait avoir lieu sans qu’on y entende "Still Loving You" (« C’est le moment de conclure », en français). Scorpions jouit alors d’une popularité sans borne et dépasse laaargement son cadre hard-rock - et heavy metal depuis Blackout.

« Scorpions ? Sérieusement ? Pas possible ! » Je m’amusais alors souvent à faire écouter "Hell-Cat" à mes amis non métalleux, ignorants de la personnalité bipolaire de la formation teutonne dans les seventies. « Uli Jon qui ? » Difficile pour le profane des eighties d’imaginer que Klaus et Rudolf s’étaient acoquinés, quelques années auparavant, avec un guitariste facétieux, hendrixien et un poil déjanté, le temps de quatre albums mythiques. De ces quatre collaborations, Virgin Killer s’avère être la plus contrastée, la plus intense, bref, la meilleure œuvre, non seulement de la période Uli Jon Roth mais encore de l’ensemble de la discographie de la bestiole au terrifiant dard. C’est l’aigle bicéphale Schenker/Meine qui est chargé de la première moitié de l’œuvre, et le moins que l’on puisse dire est que le duo pondeur de méga hits démarre pied au plancher, comme pour montrer que le côté timoré d’In Trance - bel album cependant - est à reléguer aux oubliettes. "Pictured Life" - sur lequel Uli est crédité, mais dont la griffe ne se fait guère sentir - et "Catch Your Train" montent intelligemment mais violemment dans les décibels, et mettent en valeur le talent de composition des hommes forts du groupe. Klaus s’y époumone de bien belle manière sur des refrains imparables et initie une prodigieuse première moitié d’album.
Les quatre chansons initiales possèdent toutes le sceau de la qualité maximale et, lorsqu’au milieu de l'œuvre, Uli prend le relais, il tarde un titre, l’éponyme, le seul moment un peu faiblard de l’album, à se mettre au diapason de ses futurs ex-collègues. Avec le furieux et bizarroïde "Hell-Cat", il se reprend néanmoins, nous rappelant ses indéniables qualités créatives, et nous écorchant les tympans, juste comme il faut avec son timbre râpeux, là encore très différent de celui de Klaus. "Polar Nights", riche et entraînant, renforce, lui aussi, cette sensation enivrante, mais un peu déconcertante, d’avoir à faire à un line-up schizophrène, mais les deux factions du groupe semblent être arrivées à l’union sacrée le temps de "Yellow Raven", l’une des plus splendides ballades enfantées par le groupe. Uli y laisse intelligemment chanter Klaus, au timbre plus adapté, s’échinant, de son côté, à nous briser le cœur à coup de guitare, après une sublime première partie, douce comme le velours. Avec ce superbe slow, pour reprendre la terminologie de l’époque, il se montre à la hauteur de Klaus et Rudolf qui, six titres auparavant, ont éclaboussé le monde de leur immense classe avec le merveilleux "In Your Park", l’autre ballade incroyable de Virgin Killer. Refrain d’une délicatesse infinie, chœurs subtils, ce titre renforce la réputation de « chanteurs de l’amour » du groupe, initiée avec "Fly People Fly" et renforcée avec "In Trance". En résumé, Virgin Killer est un album plein, montrant les deux factions composant Scorpions sous leur meilleur jour. Indispensable.


- Moi, quand j’ai des peines de cœur, je m’enivre et commence à voir des corbeaux jaunes.
- Tu veux dire des éléphants roses ?
- Toi, tu ne connais pas Virgin Killer.
- Non.
- Eh bien malgré mes bris de cœur, tu es plus à plaindre que moi.




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