20087

CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 16 janvier 2026
Sa note : 14/20

LINE UP

-Klaus Willi Meine
(chant)

-Rudolf Schenker
(guitare)

-Matthias Jabs
(guitare)

-Ralph Rieckermann
(basse)

-Hermann Josef "Herman Rarebell" Erbel
(batterie)

Ont participé à l'enregistrement :

-Paul Robert Laine
(chœurs sur 4)

-Mark Lafrance
(chœurs sur 4)

-Mark Hudson
(chœurs sur 4)

-Bruce Earl Fairbairn
(chœurs sur 4)

-Helen Jeanette Erwin Donath
(chœurs sur 9)

-Rhian Gittins
(chœurs sur 10)

-John Albert Webster
(claviers)

-Luke Herzog
(claviers sur 6 et 11)

TRACKLIST

1) Alien Nation
2) No Pain No Gain
3) Someone to Touch
4) Under the Same Sun
5) Unholy Alliance
6) Woman
7) Hate to Be Nice
8) Taxman Woman
9) Ship of Fools
10) Nightmare Avenue
11) Lonely Nights

DISCOGRAPHIE


Scorpions - Face the Heat
(1993) - heavy metal hard rock - Label : Mercury



« Saperlipopette ! Qu’est-ce que vous fichez donc ici ? » Non, cette exclamation ne vient pas du Capitaine Haddock, découvrant Tintin et la Castafiore en train de prendre du bon temps dans l’une des chambres d’amis du château de Moulinsart. En réalité, c’est votre serviteur qui l’a lâchée lorsqu’il écouta "Woman" pour la première fois…

Qu’en 1993, Scorpions fasse des clins d’œil appuyés à ses glorieux albums des années quatre-vingt après le gros bol d’eau tiède et collante nommé Crazy World, non seulement ça se conçoit, mais encore Face the Heat en regorge - et je ne m’en plaindrai pas ! Mais que Klaus lance un « Woman! » faisant obligatoirement référence au « Woman! » entendu sur "Leave Me" de… Lonesome Crow - premier album enfoui dans un coin sombre de la mémoire collective scorpionnesque !!-… pour une surprise, c’est une surprise ! Et que Rudolf nous refasse des petits chœurs mimis comme sur l’excellent "Hey You", également. N’allez cependant pas croire que Face the Heat prône un retour aux années soixante-dix, "Woman" est à la fois une excellente power ballade romantique et une fausse piste, tout comme "Alien Nation", sa rythmique ultra carrée et ses claviers « modernes ». Situé en première position, ce titre-là aura fait penser à plus d’un fan que Scorpions allait vouloir rivaliser avec Pantera, le grunge et le metal extrême, bien plus en vogue au début des années quatre-vingt-dix que le hard rock et le heavy metal de papa. Il n’en est rien. Nos Teutons superstars ont juste décidé de diversifier leur propos et de revenir à quelque chose de beaucoup plus dynamique et incisif que ce que les vents du changement tiède avaient amené avec eux trois ans auparavant.
Globalement, Face the Heat est un bon album, assez costaud - Hermann nous gratifie de frappes extra lourdes sur un "No Pain No Gain" terriblement efficace - et varié, pour le meilleur et pour le pire. Côté bonnes nouvelles, outre le caractère incisif des deux titres initiaux, le côté glam et good vibes de "Ship of Fools" ou de "Hate to Be Nice" rappelle les meilleurs moments de Savage Amusement - non, je ne viens pas de faire un oxymore ! Les fans du Scorpions plus sauvage pourront, quant à eux, apprécier le retour à l’esprit de la fin des seventies/ début des eighties caractérisant l’excellent "Nightmare Avenue" et, dans une moindre mesure "Taxman Woman", quelque peu handicapé par un refrain pas très inspiré et là, j’ouvre le chapitre des mauvaises nouvelles. Ledit manque d’inspiration se fait également sentir sur un "Unholy Alliance" assez bateau et sur "Someone to Touch" dont le refrain ressemble à s’y méprendre à celui de "Someone to Love" de Tokyo Blade. Hasards de la créativité musicale ? Peut-être. Ce qui, en revanche, est certain, c’est que "Lonely Nights" et surtout l’infâme "Under the Same Sun" sont des ballades moisies, convenues au possible, qui me font regretter de comprendre l’anglais. Conclusion, nous sommes loin de parler ici d’un album parfait, mais la fougue montrée par le groupe et la qualité de bon nombre de titres l’emportent assez largement sur les trous d’airs. Et puis, rétrospectivement, quand on sait ce qui se profile à l’horizon à moyen terme - Eye to what ?-, on n’a pas trop envie de faire la fine bouche…


À la Foir’Fouille, tu trouves de tout si tu es malin. Sur Face the Heat, en revanche, même si tu es un abruti, tu auras un assortiment de ce que Scorpions sait faire de mieux (la majorité des morceaux)… et de pire (ah ces ballades faisant passer les pubs Coca Cola pour des films d’horreur façon found footage…). En ce qui me concerne, je mettrais le douzième album de la formation germanique assez le haut dans le classement de leurs œuvres. L'opus ne peut pas rivaliser avec Love at First Sting ou Taken by Force par exemple, mais son écoute s’avère globalement fort agréable. Ça me va.



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