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CHRONIQUE PAR ...

100
Merci foule fête
Cette chronique a été mise en ligne le 25 mai 2024
Sa note : 12/20

LINE UP

-Eric Bloom
(chant+guitare+claviers)

-Joseph "Joe" Bouchard (chant+guitare+claviers+basse+percussions)

-Richie Castellano
(chant+guitare+claviers)

-Donald Bruce "Buck Dharma" Roeser
(chant+guitare)

-Albert Thomas Bouchard
(chant+batterie)

-Allen Glover Lanier
(guitare+claviers)

-Rick Downey
(batterie)

TRACKLIST

1) Late Night Street Fight
2) Cherry
3) So Supernatural
4) We Gotta Get Out of This Place (The Animals cover)
5) Soul Jive
6) Gun
7) Shot in the Dark
8) The Only Thing
9) Kick Out the Jams (MC5 cover)
10) Money Machine
11) Don't Come Running To Me
12) If I Fell (The Beatles cover)
13) Roadhouse Blues (The Doors cover)(bonus japonais)

DISCOGRAPHIE


Blue Oyster Cult - Ghost Stories
(2024) - hard rock - Label : Frontiers Records



Pour leur dernier album, selon leurs indications, les membres survivants de Blue Öyster Cult racontent des histoires de fantômes. Ceux des membres disparus - Allen Lanier, corps et bien - ou ayant quitté l’entité depuis longtemps - Joe Bouchard, Rick Downey. Pour ce faire, des inédits ont été extirpés des archives. Objectif : faire du neuf avec du vieux.

Le matériau date de la fin des seventies et du début des années quatre-vingt, période bornée par les LP Mirrors (1979) et The Revölution by Night (1983). Une douzaine de chansons ont été exhumées, pimpées avec du matos moderne et des ajouts du guitariste Richie Castellano, arrivé récemment dans le groupe, il y a vingt ans - ce qui est peu à l’échelle de la carrière du BÖC. Les artefacts empilés sur Ghost Stories datent d’au moins deux fois plus longtemps, et en dépit de leur retraitement « par IA », cela s’entend. Guitares aimables, orgue rassurant, basse qui chantonne, batterie discrète : "Late Night Street Fight" en ouverture replonge instantanément dans le flot confortable des productions contemporaines de l’âge d’or de l’AOR nord-américain (Journey, Toto, Survivor). Les refrains seront donc déterminants.
Problème : aucun n’est marquant. Enfin si, ceux de "We Gotta Get Out of This Place" et "Kick Out the Jams", deux reprises, respectivement d’un titre originellement enregistré par The Animals et d’un autre iconique du MC5. Le chant qui dynamite les originaux est d’une intensité nettement plus élevée que celle des versions proposées ici, confirmant l’opinion selon laquelle le succès de la section de Long Island aurait été sans doute d’une autre ampleur si celle-ci avait compté en ses rangs un vocaliste puissant et charismatique. Bloom et Dharma ne déméritent pas mais leurs lignes de chant peinent à vivifier des occurrences telles que "So Supernatural", "Soul Jive" en réplique timide de "Cities on Flame with Rock and Roll" et "Money Machine" qui évoque Lynyrd Skynyrd privé de solos échevelés.
Toutefois, les guitares, toujours classieuses, apportent quelques motifs de satisfaction, comme l’échange vif sur "Cherry", boogie faisant songer à "ME 262", le tricotage nerveux de "Gun" et le riff presque heavy de "Don't Come Running To Me", doté d’un refrain pour une fois fervent, répété à l’envi. Pour autant, le niveau d’ensemble demeure à distance des réalisations majeures des années soixante-dix, les motifs paresseux de "Shot in the Dark" et "The Only Thing" donnant l’impression de morceaux moyennement travaillés sur lesquels les musiciens déroulent leur savoir faire sans trop se casser la tête. Titre acoustique placidement rythmé par des congas enregistré en 2016, "If I Fell", emprunté aux Beatles, ne contredit pas le ressenti.


Plaisant et inoffensif, Ghost Stories est un recueil de vieilleries rafistolées pas vilaines mais anecdotiques - si elles étaient restées au fond de l'armoire, ce n'était sûrement pas par négligence. Ces instantanés du tournant des années quatre-vingt conforteront les personnes qui estiment que le pic créatif du groupe s’est concentré sur ses trois premiers albums, la trilogie « noir et blanc » - avec de superbes résurgences jusqu’au cinquième. Cette compilation est clairement destinée aux über fans, ceux qui apprécient également ce que le collectif avait sorti par la suite, dans une indifférence croissante ayant débouché sur une décennie de silence discographique.



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