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CHRONIQUE PAR ...

106
Belzaran
Cette chronique a été mise en ligne le 09 avril 2023
Sa note : 14/20

LINE UP

-Pär Anders Fridén
(chant)

-Björn Ingvar Gelotte
(guitare)

-Christopher Alan "Chris" Broderick
(guitare)

-Bryce Paul Newman
(basse)

-Andrew Tanner Wayne
(batterie)

Ont participé à l'enregistrement :

-Örjan Örnkloo
(claviers+programmation)

-Joseph "Joe" Rickard
(claviers+programmation)

-Howard Benson
(claviers)

-Johannes Bergion
(violoncelle sur 1)

-David Werthén
(contrebasse sur 1)

TRACKLIST

1) The Beginning of All Things That Will End
2) State of Slow Decay
3) Meet Your Maker
4) Bleeding Out
5) Foregone, Pt. 1
6) Foregone, Pt. 2
7) Pure Light of Mind
8) The Great Deceiver
9)
In the Dark
10) A Dialogue in B-flat minor
11)
Cynosure
12) End the Transmission

DISCOGRAPHIE


In Flames - Foregone
(2023) - melodeath moderne avec auto-tune - Label : Nuclear Blast



Avant la sortie de Foregone, on pouvait lire qu’In Flames revenait à leur essence originelle, un melodeath tranchant qui avait forgé leur réputation. J’avais levé un sourcil dubitatif sur ces propos, mais force était de constater que les singles dévoilés avaient un goût prononcé de Göteborg. Alors que je m’étais désintéressé du groupe depuis Sounds Of A Playground Fading (qui n’était déjà plus très melodeath en soit), la communication autour de ce nouvel opus a suffi à m’y plonger.

Après tout, pourquoi pas ? N’y a-t-il pas eu The Halo Effect, ce side project de fan service auquel ont participé plusieurs membres d’In Flames ? Le résultat n’était pas si mal. On ressent depuis quelques temps une pulsion vers plus d’agressivité chez les anciens de la scène melodeath suédoise. Quoiqu’il en soit, on reconnaît dans ce Foregone la patte du groupe dès l’introduction acoustique ("The Beginning Of All Things That Will End"). On sait sur quelles mers on navigue. Le tout enchaîne avec "State Of Slow Decay", l’arbre qui cache la forêt. Furieux, incisif, il est forgé de melodeath pur jus, garanti sans additifs, ni édulcorants. Réjouissant, prenant, il est l’uppercut à la mâchoire. Mais dès que les morceaux s’enchaînent, c’est la douche froide : voilà que la voix d’Anders Fridén est trafiquée à mort dès qu’un passage en chant clair débarque. Sachant combien son grain est agréable, c’est une hérésie, un gâchis innommable. On finit certes par s’y habituer, mais avec un goût amer qui reste dans la bouche. Le groupe se fait petit à petit plus mélodique, plus lent, moins hargneux. Ce n’est pas honteux, mais on voudrait plus d’énergie, de riffs ciselés pour nous emporter. Certains passages de l’album manquent de peps et constituent un ventre mou peu emballant ("Foregone, Pt. 2", "Pure Light Of Mind", "Bleeding Out"...).
Malgré tout, In Flames a du métier (et du talent). L’album regorge de passages sympas et accrocheurs. On remarque beaucoup les guitares qui n’ont pas pris une ride, que ce soit dans les solos et, surtout, les passages acoustiques toujours très réussis. Là, la patte des Suédois est marquante (bien que redondante avec tout ce qu’ils ont pu produire auparavant bien évidemment). Il y a également un vrai sens de la mélodie, et notamment des refrains, dont la plupart sont réussis ("In The Dark"). Quand ils sont bien amenés, ils percutent l’auditeur en plein cœur. Et après un ventre mou de semi-ballades, In Flames retrouve la flamme (oui, je sais…) en fin d’opus avec un triptyque flamboyant (on en remet une couche). "The Great Deceiver" retrouve la rage du début d’album, "In The Dark" apporte une noirceur plus lourde avec un refrain qui défonce tout et "A Dialogue in B Flat Minor" montre toute la science des mélodies d’Anders, avec un beau dialogue entre chant et guitare. On remarquera d’ailleurs que les titres sont parfaitement choisis. Dommage que la dernière piste, "End The Transmission" (encore une fois, un titre pertinent), clôture ce Foregone sur une demi-molle. Dispensable, elle aurait mérité d’être coupée au montage.


Cet album d’In Flames souffle le chaud et le froid. On retrouve avec plaisir la patte du groupe, son sens du riff et des mélodies, ainsi que ses guitares acoustiques de toute beauté. Mais avec un chant trafiqué et quelques morceaux trop mous pour convaincre, on a du mal à complètement s’enthousiasmer. Les fans qui avaient mis les pionniers du melodeath de côté pourront y jeter une oreille, il n’est pas impossible que certains tubes viennent leur secouer les tripes comme à la grande époque.





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