20197

CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 10 mai 2026
Sa note : 16/20

LINE UP

-Jeremy "Jaz" Coleman
(chant+claviers)

-Matthew Paul Ferguson
(chant+batterie)

-Kevin "Geordie" Walker
(guitare)

-Martin "Youth" Glover
(basse)

TRACKLIST

1) The Hum
2) Empire Song
3) We Have Joy
4) Chop Chop
5) The Pandys Are Coming
6) Chapter Three
7) Have a Nice Day
8) Land of Milk and Honey
9) Good Samaritan
10) Dregs

DISCOGRAPHIE


Killing Joke - Revelations
(1982) - barré gothique indus post-punk - Label : Polydor E.G. Records



Parmi les noms de vieux groupes ayant fortement influencé la scène metal, celui de Killing Joke revient fréquemment. Même Metallica l’a cité - et lui a rendu hommage avec la cover de "The Wait". Néanmoins, de manière plus précise, deux formations me semblent s’être directement inspirées des vétérans londoniens. Fear Factory a clairement cherché la luminosité de ses refrains du côté des chorus élaborés par Jaz et Geordie - et a peut-être contribué à rétro-alimenter l’inspiration du Killing Joke du XXIème siècle. L’autre groupe à avoir écouté la discographie des Anglais est canadien, a sorti un album nommé Dimension Hatröss et a dû écouter Revelations un certain nombre de fois…

… notamment une piste : "Have A Nice Day". Ce n’est pas compliqué, certaines séquences de ce titre semblent avoir été transposées telles quelles sur le quatrième album de Voivod. Pour ceux ne connaissant que les highlights de la carrière de Killing Joke, la référence aux maîtres canadien du punk-thrash dissonant peut faire hausser un sourcil. Ceux qui se seraient arrêtés aux deux premiers albums de la bande à Jaz pourraient également être surpris. Et pourtant, à l’écoute de ce troisième chapitre des aventures du groupe, la ressemblance est patente. Le mot a été lâché plus haut : dissonance. Killing Joke l’introduit ici en grande dose, musicalement parlant mais aussi vocalement. Jaz étant capable de chanter juste, les modulations douteuses que prend sa voix dès "The Hum" sont forcément voulues. Entre cette drôle de manière de chanter et la dissonance mentionnée plus haut, le premier titre met tout de suite l’auditeur novice devant un choix impérieux : s’adapter ou mourir. Après deux albums aussi directs qu’une bonne droite au visage, le fan doit faire un effort significatif pour réussir à apprécier les méandres musicaux de Revelations tout comme son ambiance parfois étrange voire loufoque, directement inspirée du Metal Box de Public Image Limited.
Il est écrit que l’année 1982 serait placée sous le sceau de la bizarrerie dans le milieu post-punk puisque de manière presque concomitante, les dingos de Virgin Prunes sortent eux aussi un OVNI, intitulé …If I Die, I Die. Si cette dernière œuvre s’avère autrement plus malsaine et bien moins agressive musicalement que ce que propose Killing Joke, le lien de parenté reste assez évident, et pas mal de fans de Killing Joke et What’s THIS for…! sont restés sur le carreau. "Empire Song" et, dans une moindre mesure, l’excellent "We Have Joy" restent relativement faciles à assimiler. En revanche, les déclamations type théâtre engagé des seventies ouvrant "The Pandys Are Coming", le chant volontairement faux de "Chapter Three" ou le côté presque ska de "Land Of Milk And Honey" - un hommage au "Land of Hope and Glory" de Madness ? - sont des ingrédients un peu plus durs à digérer. Néanmoins, une fois que l’on a accepté ce parti-pris tortueux, seuls les deux derniers titres s’avèrent toujours superflus. Le reste de l’album acquiert une dimension envoûtante et l’on arrive à la conclusion qu’en trois albums, Killing Joke nous a montré trois facettes délectables de leur très large univers des possibles, et l’on se surprend à redemander un peu de "Chop Chop", et s'extasier devant sa rythmique râpeuse et son refrain presque aussi déjanté que celui de "Baby Turns Blue". Un joli tour de force.


Dire que Revelations est beaucoup moins direct que les deux premiers Killing Joke est un euphémisme de la taille de Big Ben. Néanmoins, une fois entré dans un univers où l’agressivité musicale, quoique toujours présente, cède souvent le pas à des arrangements plus loufoques, ce troisième essai ne se révèle en rien moins bon que ses prédécesseurs. À conseiller vivement aux amateurs de bizarreries musicales.



©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Latex Dresses for Prom,Latex catsuits in the goth subculture latex clothes The potential dangers of overheating and dehydration while wearing latex catsuits,The ethics of wearing and producing latex clothing sexy latex clothing
Trefoil polaroid droit 4 polaroid milieu 4 polaroid gauche 4