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CHRONIQUE PAR ...

100
Merci foule fête
Cette chronique a été mise en ligne le 01 juin 2021
Sa note : 15/20

LINE UP

-Olof Anders Gustav Wikstrand
(chant+guitare)

-Jonathan Alexander "Jonte" Nordwall
(guitare)

-Erik Tobias Lindkvist
(basse)

-Jonas Per Anders Wikstrand
(batterie)

TRACKLIST

1) Die For The Devil
2) Searching For You
3) Undying Evil
4) From Beyond
5) Bells Of Hades/ Death Rides This Night
6) Zenith Of The Black Sun
7) Live For The Night
8) Mesmerized By Fire
9) One Thousand Years Of Darkness
10) Guitar Solo/ City Lights Jam
11) Scream Of The Savage
12) Drum Solo
13) Run For Your Life
14) Take Me Out Of This Nightmare
15) Destroyer
16) Katana
17) Midnight Vice

DISCOGRAPHIE

Into the Night (2008)
Diamonds (2010)
Death By Fire (2013)
From Beyond (2015)
Live by Fire (2015)
Zenith (2019)
Live by Fire II (2021)

Enforcer - Live by Fire II



(For english version, scroll down)

Deuxième album live en six ans pour Enforcer, autant dire une invitation à évaluer les progrès de la troupe suédoise sur scène depuis la sortie de Live by Fire en 2015. La comparaison entre les deux captations est d'autant plus tentante que les rois du heavy speed revival ont donné à la seconde le même nom qu'à la première, comme Kiss avec ses Alive ou Stallone avec Rocky. Le numéro 1 de la série étant souvent le plus réussi, le risque de se retrouver avec une suite au rabais de l'intense Live by Fire n'est pas complètement nul – en théorie tout du moins.

Enregistré le 30 septembre 2019 lors d'un set donné à Mexico, la « capitale du heavy metal » selon le frontman Olof Wikstrand qui n'y va pas avec le dos de la spatule à guacamole lorsqu'il s'agit de flatter un auditoire, Live by Fire II est bonifié par une production d'une puissance et d'une netteté supérieures à celles de son prédécesseur – les amateurs intransigeants de cymbales saturées et d'amplis qui grésillent y trouveront encore moins de satisfaction que sur le I. Un constat peu surprenant compte tenu de la part plus importante accordée à la mélodie sur Zenith, dernier LP en date qui sert de support à la tournée du même nom incluant le récital mexicain. Le rendu propret mais vigoureux sert logiquement les extraits de Zenith qui récupèrent un shoot d'énergie bienvenu, spécialement le single "Die For The Devil" qui ouvre le recueil et l'empressé "Searching For You". Pour autant, les deux premiers tiers de "Zenith Of The Black Sun" restent en deçà de son palpitant final et la partie centrale du helloweenien "One Thousand Years Of Darkness" – ces chœurs poppy ! - est toujours trop longue.
Seulement quatre pistes sur seize - on ne compte pas l'inutile solo de batterie - issus de Zenith, "Sail On" coupé au montage... La confiance du collectif dans la qualité de ses plus récentes compositions ne semble pas démesurée et à l'écoute de l'enthousiasme déclenché par les morceaux de From Beyond, on se dit que ce live aurait peut-être dû être enregistré sur la tournée précédente. Car lorsqu'il s'agit de hurler « Destroyer ! » et chanter le refrain ET le solo de "From Beyond", le public mexicain ne fait pas semblant, rendant justice à ces deux occurrences insensées. Quant à l'interprétation d' "Undying Evil", elle est impeccable, y compris les virtuoses vocalises d'introduction, ce qui est un brin flatteur par rapport à ce que l'on a pu entendre en « présentiel » sur d'autres prestations mais chatouille plaisamment les esgourdes. Le solo en twin lui aussi est juste - on voit mal le producteur, Olof Wikstrand lui-même, laisser passer de disgracieuses faussetés même si l'on distingue un ou deux pains sur l'ensemble de la réalisation. Quoiqu'il en soit, la guitare rythmique se fait bien entendre sans que la basse essentielle de Tobias Lindkvist n'en pâtisse trop. La batterie est plus en retrait – à sa juste place, serait-on tenté de dire lorsque le propos général se résume à autre chose qu'un matraquage en règle.
Les fans de la première heure peuvent se réjouir, ils sont loin d'être oubliés puisque la horde scandinave fait la part belle à ses trois LP initiaux, en limitant toutefois les redites par rapport au Live by Fire de 2015 – ainsi "Run For Your Life", l'un des rares titres de Death by Fire qui n'y figurait pas, est présent sur son successeur, fort logiquement d'ailleurs puisque fréquemment intégré aux setlists d'Enforcer depuis plusieurs années. "Death Rides This Night", "Mesmerized By Fire" et "Scream Of The Savage", moins... sauvages mais tout aussi speed, sont reconvoqués tandis que "Take Me Out Of This Nightmare" revient en version augmentée, grand frère Wikstrand se réservant un créneau pour faire chanter le parterre, lui-même ne lésinant pas sur les screams suraigus – une manière sans doute de prouver qu'il est encore capable d'en choper à la demande, même s'il a freiné ses ardeurs en la matière. L'assistance lui répond à l'unisson, fervente au point de scander le nom du groupe d'un bout à l'autre de l'enregistrement. On pourra regretter une fois de plus le refrain escamoté sur l'épique "Katana" avant que la soirée ne s'achève sur le rock speed toujours efficace de "Midnight Vice", que le leader conclut par une succession de cris dignes du Robert Plant du Led Zeppelin inaugural avant le traditionnel... maelstrom final, bien sûr.


Moins rustique et plus limpide que le premier Live By Fire, Live by Fire II rend justice au dynamisme dont font preuve les quatre membres d'Enforcer dans les conditions du direct. Si les créations récentes, plus axées sur la mélodie aguicheuse, sont logiquement à l'honneur, le nombre conséquent de classiques – remarquablement – exécutés devrait également combler les aficionados qui suivent la section de Stockholm depuis ses débuts. Certes, on aurait aimé que From Beyond soit un peu mieux représenté, mais cette réserve mise à part, Live by Fire II a l'allure du best of idéal – les cris de la foule en plus.





Second live album in six years for Enforcer, so much so an invitation to evaluate the Swedish band's progress on stage since the release of Live by Fire in 2015. The comparison between the two recordings is all the more tempting as the kings of heavy speed revival have given the second one the same name as the first, like Kiss with his Alive or Stallone with Rocky. As the number 1 of the series is often the most successful, the risk of ending up with a cheap sequel to the intense Live by Fire is not completely nil - in theory at least.

Recorded on September 30th, 2019 during a set in Mexico City, the « capital of heavy metal » according to frontman Olof Wikstrand, who doesn't mince his words when it comes to flattering an audience, Live by Fire II is enhanced by a production of greater power and clarity than its predecessor - intransigent fans of saturated cymbals and sizzling amps will find even less satisfaction than on I. This is hardly surprising given the greater emphasis on melody on Zenith, the latest LP to date, which serves as a support for the tour of the same name including the Mexican recital. The clean but vigorous rendering logically serves the Zenith extracts which get a welcome energy shot, especially the single "Die For The Devil" which opens the collection and the hurried "Searching For You". However, the first two thirds of "Zenith Of The Black Sun" fall short of its thrilling finale, and the middle section of the Helloween-esque "One Thousand Years Of Darkness" - those poppy choruses! - is still too long.
Only four tracks out of sixteen - not counting the useless drum solo - taken from Zenith, "Sail On" cut in the editing... The collective's confidence in the quality of its most recent compositions doesn't seem to be overdone and listening to the enthusiasm triggered by the tracks on From Beyond, one thinks that this live album should perhaps have been recorded on the previous tour. Because when it comes to screaming "Destroyer! "and singing the chorus AND the solo of "From Beyond", the Mexican audience doesn't fake it, doing justice to both of these insane occurrences. As for the performance of "Undying Evil", it's impeccable, including the virtuoso introductory vocals, which is a bit flattering compared to what we've heard « live » on other shows but pleasantly tickles the ears. The solo from the twin leads is also fair - it's hard to see the producer, Olof Wikstrand himself, letting any ungainly falsities slip through, even if there are one or two false notes in the whole production. Nevertheless, the rhythm guitar is well heard without Tobias Lindkvist's essential bass suffering too much. The drums are more in the background - in their rightful place, one would be tempted to say, when the general purpose is something other than a full blown bludgeoning.
The fans of the first hour can rejoice, they are far from being forgotten since the Scandinavian horde gives pride of place to its three initial LPs, while limiting the repetitions compared to 2015's Live by Fire - thus "Run For Your Life", one of the rare Death by Fire tracks that didn't appear on it, is present on its successor, quite logically in fact since it has been frequently integrated to Enforcer's setlists for several years.  "Death Rides This Night", "Mesmerized By Fire" and "Scream Of The Savage", less... wild but just as fast, are reintroduced while "Take Me Out Of This Nightmare" comes back in an expanded version, big brother Wikstrand reserving a slot to make the audience sing along, as he himself doesn't skimp on high-pitched screams - a way to prove that he's still able to get some on demand, even if he's slowed down his ardour in that matter. The audience responds to him in unison, so fervent that they chant the band's name from one end of the recording to the other. We can regret once again the retracted chorus on the epic "Katana" before the evening ends with the always efficient speed rock of "Midnight Vice", which the leader concludes with a succession of screams worthy of Robert Plant from the inaugural Led Zeppelin before the traditional... final maelstrom, of course.


Less rustic and clearer than the first Live By Fire, Live by Fire II does justice to the dynamism shown by the four members of Enforcer in live conditions. If the recent creations, more focused on the enticing melody, are logically honoured, the consequent number of - remarkably - executed classics should also satisfy the aficionados who follow the Stockholm section since its beginnings. Of course, we would have liked From Beyond to be a little better represented, but this reservation aside, Live by Fire II looks like the ideal best of - with the screams of the crowd as well.


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