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CHRONIQUE PAR ...

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Wotan
Cette chronique a été mise en ligne le 17 juin 2023
Sa note : 7/20

LINE UP

-Hans Jürgen "Hansi" Kürsch
(chant)

-Orchestre Philharmonique de Prague
(instruments)

-Norman Eshley
(narrateur)

-Douglas Fielding
(narrateur)

TRACKLIST

1) 1618 Ouverture
2) The Gathering
3) War Feeds War
4) Comets and Prophecies
5) Dark Cloud's Rising
6) The Ritual
7) In the Underworld
8) A Secret Society
9) The Great Ordeal
10) Bez
11) In the Red Dwarf's Tower
12) Into the Battle
13) Treason
14) Between the Realms
15) Point of No Return
16) The White Horseman
17) Nephilim
18) Trial and Coronation
19) Harvester of Souls
20) Conquest Is Over
21) This Storm
22) The Great Assault
23) Beyond the Wall
24) A New Beginning

DISCOGRAPHIE


Blind Guardian - Twilight Orchestra: Legacy of the Dark Lands
(2019) - musique classique - Label : Nuclear Blast



Qui aime bien châtie bien, non ? Donc si la présente note laisse à penser que je déteste Blind Guardian, détrompez-vous. Non seulement j’aime ce groupe, mais je lui dois une part de mon développement musical. Nightfall in Middle Earth est un album intemporel que j'écoute aujourd’hui avec autant de plaisir que lors des mes premières écoutes en 2000. J’aime la discographie complète du groupe, même si tous les albums ne sont pas des sans fautes. Donc je mets les points sur les i et les barres sur les t : j’aime Blind Guardian.

Reprenons un peu l’histoire du projet. Nous sommes en 1998. Nightfall in Middle-Earth, un chef d'œuvre de power metal opera sort. Le groupe mélange avec un savoir faire d'orfèvre du power metal avec des velléités prog, un chant metal lorgnant vers l'opératique mêlé de chœurs, avec un concept autour d’une œuvre de J.R.R. Tolkien. Le monde metal tombe sous le charme (sauf quelques iconoclastes) et consacre l'œuvre comme un disque majeur des années quatre-vingt-dix. Et cela fait déjà deux ans que nous attendons le disque orchestral du groupe de Krefeld. C’est en 1996 que celui-ci a annoncé ce projet, mais préfère se consacrer à finaliser l’album en cours. Autant dire qu'après l'écoute de Nightfall in Middle Earth, les attentes sont hautes. Et peu de temps après, le groupe annonce être en discussion avec les producteurs de la future trilogie Lords of the Rings. L’album orchestral sera la bande son du film. Dans les chambres de fans, des sous-vêtements se retrouvent souillés lors de l’annonce de la nouvelle.
Puis finalement non, les films sortent et c’est cet inconnu Howard Shore qui compose la musique quand Jackson aurait pu choisir des vétérans tels que Blind Guardian. Puis le temps passe, les albums sortent et l'évidence arrive : l’album orchestral du groupe est devenu un vague side project qui les occupe quand ils sont oisifs. De temps à autre, une nouvelle annonce pour faire monter la sauce. Et le soufflé retombe. Puis vient 2019, vingt-trois ans après l’annonce initiale. Le disque sort, vingt-quatre pistes, l’orchestre philharmonique de Prague, et les deux narrateurs de Nightfall in Middle Earth rempilent. Les fans encore intéressés l'écoutent, certains encore plein d'attentes. Après tout. c’est le disque qui aurait pu remplacer la magnifique trilogie musicale d’Howard Shore. Nous débandons promptement.
Sans la cohésion des instruments électriques et l'énorme travail de composition du groupe, Blind Guardian n’est pas grand chose en fait. Il n'est pas non plus un compositeur de musique classique et cela s’entend. Une fois les velléités metal, power et prog supprimées, il ne reste pas assez pour intéresser. Le groupe n'est plus capable de produire réellement d’hymnes du niveau de ceux de Nightfall in Middle Earth et a explosé son quota de pompeux sur A Night in the Opera. Il tente quelque chose ici, les chansons "In the Underworld" ou "Point of no Return" essayent de flirter avec la grandeur d’antan. En vain, il manque quelque chose. Les parties orchestrales ne sont pas assez mémorables pour nous accrocher. Elles sont simples. J’irais même jusqu'à dire que l’orchestre a dû globalement se faire chier pendant l’enregistrement. Et ce même si Hansi chante les refrains avec son style opératique qui peut être si mémorable. Le manque d’une structure rythmique derrière ne sied pas au style de chant.
Chaque chanson semble identique : début calme avec quelques montées en puissance retenues des instruments à cuivres ou à percussions. Le chant d’Hansi devient de plus en plus opératique avant une explosion finale. Avec des refrains loin du niveau mémorable ou percutant que le groupe a su atteindre, l’ensemble sonne fade, insipide. Il manque quelque chose, probablement parce que Blind Guardian fait du Blind Guardian mais amputé de sa puissance et de sa section rythmique. L’album alterne entre interludes et chansons. Alors il y a une histoire, bien entendu, qui ne m'intéresse pas car la fantasy de seconde zone ne m’attire plus. Les interludes sont sympas mais manquent de la puissance émotionnelle que certains titres de Nightfall in Middle Earth pouvaient contenir. Les mêmes narrateurs ne furent pas aussi inspirés par le matériel. La narration prime sur la composition et l’album s'étire en longueur. Surtout vers la fin quand arrive la reprise honteuse de "At the Edge of Time", on sentait que le groupe ferait tout pour remplir les soixante-quinze minutes de la galette.


Qui aime bien châtie bien, donc. Blind Guardian nous a tellement pompés avec ce projet, censé être
l’aboutissement de leur carrière, leur chef d'œuvre. Et au final, nous avons un disque plat, rempli de tics d'écritures mais dépourvu de la force électrique du groupe. Quelques morceaux symphoniques pauvres, du chant théâtral et trop de narration. Alors que le but était d'être les compositeurs choisis par Jackson pour sa trilogie, le résultat s'avère tout juste bon pour la fête médiévale de Bouray (Essonne).






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