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CHRONIQUE PAR ...

100
Merci foule fête
Cette chronique a été mise en ligne le 10 avril 2023
Sa note : 12/20

LINE UP

-Hans Jürgen "Hansi" Kürsch
(chant)

-André Olbrich
(guitare)

-Marcus Matthias Siepen
(guitare)

-Frederik Ehmke
(batterie)

Ont participé à l’enregistrement :

-Marcela Alejandra Bovio García
(chœurs)

-Marjan Welman
(chœurs)

-Olaf Senkbeil
(chœurs)

-Thomas "Hacky" Hackmann
(chœurs)

-John Jaycee Cuijpers
(chœurs)

-Thomas Geiger
(claviers)

-Joost van den Broek
(claviers sur "Life Beyond the Spheres")

-Barend Courbois
(basse)

TRACKLIST

1) Deliver Us from Evil
2) Damnation
3) Secrets of the American Gods
4) Violent Shadows
5) Life Beyond the Spheres
6) Architects of Doom
7) Let It Be No More
8) Blood of the Elves
9) Destiny

DISCOGRAPHIE


Blind Guardian - The God Machine
(2022) - power metal - Label : Nuclear Blast



Il arrive que l’Arlésienne finisse par se pointer. Des lustres – littéralement – après avoir été annoncée, la grande œuvre orchestrale de Blind Guardian a enfin été publiée en 2019 sous l’intitulé Legacy of the Dark Lands. Les leaders de la formation allemande ayant laissé entendre qu'ils reviendraient aux fondamentaux après cet accouchement difficile, une nouvelle ère semblait s’ouvrir pour les vétérans du power metal germanique avec la sortie à la rentrée 2022 de The God Machine, leur douzième album en comptant le susnommé. La réalité est légèrement différente.

"Deliver Us from Evil", prompte entrée en matière, donne l'impression que Kürsch, Olbrich et leurs employés se sont lassés des mille-feuilles façon "The Ninth Wave" qui ouvrait Beyond the Red Mirror (2015), le précédent LP en mode guitars & drums. Les tontons flingueurs ne tardent pas en effet à actionner le haut débit façon speed-thrash qu’ils maintiendront quasiment de bout en bout. Toutefois, les amples chœurs à dominance masculine, qui font croire qu’une armée de scouts ayant passé le cap de la mue a été invitée à pousser la chansonnette dans le studio, ont été conservés. Et le chant forcé de Hansi Kürsch aussi – certes, personne ne s’attend à ce qu’il lâche le micro de son plein gré ou devienne un jour le nouveau Johnny Cash, mais tout de même, ça pique toujours autant (sauf évidemment pour les die hard fans de la section de Krefeld). Le quatuor rhénan, aidé de Barend Courbois à la basse et des claviéristes Thomas Geiger et Joost Van den Broek (Ayreon, Star One), alterne de manière systématique morceaux à fond de train et mid tempos pour un résultat conforme au procédé : prévisible et répétitif.
Pourtant, les compositions ne sont pas bâclées, on sait pouvoir compter sur leurs méticuleux auteurs afin qu’elles ressemblent à quelque chose de plus élaboré que de la ritournelle de base, par le truchement de variations, pré et post refrains, ralentissements et accélérations. Il arrive même que le refrain soit marquant, et plaisant, comme celui de "Secrets of the American God". Le problème est que cet incontestable moment fort, même s’il tire en longueur, est également le seul de l'enregistrement. Les mélodies peu saillantes sentent le réchauffé, donnant le sentiment d’un groupe se contentant de faire parler le savoir-faire, surtout quand l’allure fléchit franchement, sur "Life Beyond the Spheres", l’indigeste ballade "Let It Be No More" et dans une moindre mesure "Destiny", final sans saveur bien que doté d’un bon solo de six-cordes, à l’instar de la plupart de ceux parsemant la réalisation.
Les pistes rapides, quant à elles, si elles témoignent d’une énergie réjouissante, tiennent essentiellement la route grâce à la solide production délivrée par Van den Broek et le fidèle Charlie Bauerfeind, aux manettes depuis le référentiel Nightfall in Middle-Earth de 1998. Son travail est d’ailleurs très proche de celui qu’il a effectué sur le dernier Helloween, avec une louche d’emphase en plus. Il est difficile cependant de s’enthousiasmer pour des titres qui exhalent le power metal d’usine tels que "Violent Shadows" et "Blood of the Elves", aussi dynamiques soient-ils, de même que le quelconque "Damnation" et le bancal "Architects of Doom", deux occurrences lestées de chœurs fatigués - Kürsch, tirant plus que jamais sur les sinus, les assaisonnant en sus de nasillardises aussi ferventes que pénibles.


S’ils se sont calmés sur l’empilement de couches sonores et les arrangements wagnériens, les quatre membres de Blind Guardian continuent sur The God Machine d’afficher leur goût pour la grandiloquence, le plus souvent cantonnée aux refrains. La synthèse avec leur vélocité originelle, qu’ils réactivent généreusement, se révèle probante d’un strict point de vue stylistique. Hélas, faute d’idées nouvelles, le résultat demeure mitigé, relevant davantage de l’application de modes opératoires éprouvés que d’une formule revisitée. Sans doute cette option sécuritaire n'est-elle pas surprenante de la part d’une institution du metal européen supportée par des fidèles de longue date, clairement brossés dans le sens du poil. Pour l’audace, en revanche, on repassera. Ou pas.





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