20106

CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 30 janvier 2026
Sa note : 14/20

LINE UP

-Alejandro "Al Jourgensen" Ramírez Casas
(chant+guitare+claviers)

-Paul Gordon Barker
(chant+basse+programmation)

Ont participé à l'enregistrement :

-Louis J. Svitek Jr.
(guitare)

-Michael Ralph "Mike" Scaccia
(guitare)

-William Fredrick Rieflin
(batterie)

-Reynolds "Rey" Washam
(batterie)

-Michael Balch
(programmation)

-Duane Buford
(programmation)

TRACKLIST

1) Reload
2) Filth Pig
3) Lava
4) Crumbs
5) Useless
6) Dead Guy
7) Gameshow
8) The Fall
9) Lay Lady Lay
10) Brick Windows

DISCOGRAPHIE


Ministry - Filth Pig
(1996) - indus - Label : Warner



Bienvenue au jeu-concours Les Eternels ! Cette semaine, pour gagner l’équivalent d’un salaire annuel de chroniqueur de votre webzine favori, il vous suffit de cherchez l’intrus :
MinistryBob DylanGodfleshBlack Sabbath
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Oui, la question était facile. Le but est juste de faire sentir aux lecteurs que nous sommes une grande famille. Par contre, si vous avez répondu Bob Dylan, vous êtes une buse, désolé de vous le dire. L’intrus était bien entendu Godflesh qui n’a jamais foutu d’harmonica dans sa musique, contrairement au Sab’ - cf. "The Wizard"- , à Bob et à Ministry, sur les titres "Filth Pig" et "Lava". C’est un sample dégueulasse et pas un bon vieil Hohner diatonique ? Ça compte quand même, ne commencez pas à chipoter ! Le lien entre les deux derniers artistes mentionnés ci-dessus est même plus profond, puisque Al et ses potes reprennent" Lay Lady Lay" du sieur Dylan sur ce qui est déjà, bon an mal an, le sixième album des natifs de Chicago. Bien des choses se sont passées depuis les débuts electro-pop d’Al Jourgensen en solo sur With Sympathy mais depuis The Land of Rape and Honey, la formation semble avoir trouvé sa voie et ce n’est pas Filth Pig qui va tout remettre en question. Nous restons donc sur du metal industriel mais Ministry a l’intelligence de ne pas faire dans la surenchère. Après un ΚΕΦΑΛΗΞΘ aka Psalm 69 d’une puissance et d’une violence inouïes, d’aucuns auraient écouté les fans réclamant un clone à corps et à cris, mais Paul et Al ont préféré calmer un peu le jeu et se rappeler que le duo n’est pas maladroit quand il s’agit de créer une atmosphère oppressante - réécoutez The Mind Is A Terrible Thing To Taste et ses plages les plus ambientées si vous avez des doutes.
Au programme donc, des titres bien lourds, pas spécialement rapides au début de l’album puis carrément lents du côté de "Gameshow" et "The Fall". Seul l’initial "Reload", bien abrasif comme il faut, élève un peu le tempo et rappelle le caractère implacable de Psalm 69. Ensuite, nous passons à quelque chose de plus statique, donc, plus dépouillé, également. Les arrangements se comptent sur les doigts de la main et se réduisent souvent à des voix-off. Les compositions sont solides, accessibles et d'une qualité constante, puisque seul "Crumbs" et son début maladroit s’avère dispensable. Entre les samples d’harmonica mentionnés plus haut, le côté dissonant d’un "Useless" rappelant fortement Voivod et une fin d’album plus aimable et musicale, avec la reprise de Bob Dylan puis un "Brick Windows" relativement mélodieux, l’ensemble s'avère prenant, et le fait qu'ils aient insisté sur le côté brut et heavy de leur musique est un pari globalement réussi. Problème cependant : Filth Pig ne nous propose pas de grosses montées d’adrénaline, alors que les deux albums précédents en regorgeaient. D’où la déception des fans. Déception légitime ? À l’époque, peut-être. Avec le recul, on se dit que malheureusement, Ministry a fait largement pire depuis.


Filth Pig est du genre inaltérable. Par son caractère presque placide, il n’a jamais séduit les foules en masses. Il propose cependant une petite heure d’un Ministry solide, sans fard, plus metal que jamais. Al adore prendre les fans à contrepied et pour le coup, on peut dire qu’il les a bien b****s. C’est assez amusant, non ?



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