TOP 2025



 


Wineyard



1/ GRAB - Kremess

Il y a deux types d'albums parmi ceux qui m'ont fait me fendre d'une chronique. Il y a ceux que je sors de ma bibliothèque une fois poncés et chroniqués, pour passer au suivant. Et il y a ceux que je n'efface que trèèèèèèèèèèès longtemps après les avoir chroniqués. J'écoute encore la majesté de Kremess aujourd'hui, un an après. Il me donne toujours du bonheur, de l'incompréhension, un peu tristesse et une mélancolie à pleurer. Je  n'ai strictement aucune allure, mais j'assume ce plaisir non-coupable.

2/ SARA - Hallava

En parlant de plaisir coupable, en voilà un qui se pose là. Pas mon style supposé, mais j'ai plongé dedans à l'affect le plus immédiat et sincère qui fut. Le vocaliste, tout en nuances, m'a profondément touché. Et comme le metal finlandais sait très bien le faire, les mélodies sont taillées pour moi. Hallava gardera la particularité de m'avoir fait pondre une chronique dont je suis très satisfait, c'est rare. Et maintenant éloignez les enfants et les bien-pensants, j'ai une "amecdote" que certains comprendront. Une nuit, en rentrant de déplacement, très tard, j'ai pris l'autoroute pour rentrer à la maison, et j'ai mis Hallava. Fort, pour vaincre la fatigue. Au bout de 20 minutes d'extrèmes immersion et concentration sur la route, j'ai baissé les yeux, et j'étais tellement captivé, emporté par ce que j'écoutais, que je n'avais pas vu que je roulais à 230...

3/ HANGOVER IN MINSK - Party is Over

Un signalement de MFF et tout à fait ce que j'aime entendre dans le metal. Un esprit décalé, un peu punk, des voix multiples et habitées, une expressivité touchante. Un side project improvisé de Dymna Lotva qui s'avère me convenir plus que Dymna Lotva. Plus désabusé, que je ressens plus triste et plus dévergondé à la fois. Un mélange détonnant.

4/ BIANCA - Bianca

Bianca ou le signe de ma réouverture vers le metal italien après une trop longue pause depuis les 2 premiers Sadist. Bianca m'a rappelé combien j'aimais Ram-Zet, cette folie d'opposition, et a rajouté un ingrédient majeur, sa chanteuse. Elle m'a ensorcelé, m'a rappelé aussi combien j'ai adoré le passage de Jonna Enckell chez TPH et combien les latins sont fertiles et divins s'ils arrivent à canaliser leur créativité.
5/ AFARGANG - Andvake

Une petite friandise qui siège entre Skuggsjà, Enslaved, Katla. et Arstidir Lifsins, tout en gardant son identité malgré la lourdeur de ses influences. La fin de l'album est une master class de ce que j'aime dans le metal folk Viking qui n'en fait pas trop et sait appuyer là où il faut pour que cela marche. Un album à l'histoire froide mais qui reste profondément chaleureux, humain et élégant comme très rarement. Magnifique.

6/ NEL BUIO - Nel Buio

Ma seconde friandise transalpine. Mais dans un style vraiment différent, car c'est un peu un ovni. Du blackwave. Black metal et darkwave mélangés, avec une belle pointe de death metal brutal côté vocal. Comme je l'écris un peu plus haut pour Bianca, la créativité italienne est assez impressionnante cette année en metal pour moi. Nel Buio crée ou revisite un genre, garde sa langue maternelle, et m'envoie une flèche en plein Coeur. Un premier album osé en forme de réussite.

7/ HAXKAPELL - Om Jordens Blod Och Urgravens Grepp

Un bel album de black folk et majestueux, dans un registre ressemblant à Afargang dans l'esprit et l'élégance, mais plus brut, plus black et bien plus froid. Et a l'instar de Marsèl d'Arstidir Lifsins, l'âme créatrice d'Häxkapell possède un timbre très grave en voix claire et un growl black assez guttural. Il n'en faut guère plus pour m'attirer si le style me plait. "Vindar från förr" est un titre magnifique.

8/ FUGIT - Cieli Di Porpora

Le troisième et dernier (promis) groupe italien de mon top 2025. Entre post black et dark ambiant, ce one man band a une science certaine de l'emploi du synthétiseur dans le metal extrême. Mais au lieu d'être froid, Cieli Di Porpora est chaleureux, doux et romantique. Des mélodies imparables, une atmosphère vaporeuse parfois, et une impression que Fugit a forcément été musicalement inspiré par Sadist dans ses envolées baroques.

9/ XAVERNAH - Absence

Là encore, grosse utilisation de clavier dans un metal extrême qui peut rappeler Stellar Master Elite, Omnikoloss ou Nurez. Des capacités certaines à déchaîner et canaliser une violence  visible, en variant les styles depuis le black jusqu'au death metal, en coupant par des intermèdes musicaux. Un style riche et pas facile à appréhender mais extrêmement immersif.

10/ VOWWS - I'll Fill your House with an Army

Ma petite excuse non metal. Un album bourré de tubes en puissance, mêlant de petites doses de darkwave, de pop, de rock indus, de New Wave. Une alchimie qui prend, faite de titres desquels émanent un fond de mélancolie cachée par des mélodies plutôt entraînantes. Une réussite totale avec une très bonne chanteuse qui n'en fait pas des caisses.

Et dans les bonnes sorties à citer :

Der Rote Milan - Verlust (EP)
, trop court pour une chronique, mais si cela avait été un album du même niveau, il y en aurait eu une. Du très bon black mélodique, très bien chanté en allemand (of course), bien produit, puissant, aux riffs ravageurs.
Funeral - The Funeral (EP), un retour sous forme courte d'un vieux groupe de doom. Très pesant, excellente voix tant en growl qu'en clair (vraiment), et des mélodies tristes à souhait
U Kronakh - Archaic Dance of the Winds. Un  doom death blackisant Ukrainien, super bien fait, aux riffs accrocheurs et à la mélancolie évidente. Excellentes mélodies, et en VO, bien sûr. Efficacité redoutable.
THE MERCIFUL NUNS - Finistère. Péché mignon pour un chanteur à la tessiture d'un Iggy Pop déchiré à la beuh, et habité comme peu savent l'être.







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