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CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 21 octobre 2022
Sa note : 16/20

LINE UP

-Tomás Enrique "Tom" Araya Díaz
(chant+basse)

-Kerry Ray King
(guitare)

-Jeffrey John "Jeff" Hanneman
(guitare)

-David Vincent "Dave" Lombardo
(batterie)

TRACKLIST

1) Black Magic
2) Die By The Sword
3) Captor of Sin
4) The Antichrist
5) Evil Has No Boundaries
6) Show No Mercy
7) Aggressive Perfector
8) Chemical Warfare (studio version)

DISCOGRAPHIE


Slayer - Live Undead (EP)
(1984) - thrash metal - Label : Metal Blade Records



-Ah tiens, c’est mon petit Kerry et ses amis !
-Bonjour Mammy, dis… on a un problème… On a besoin d’un endroit pour jouer et on ne sait pas où aller… On peut faire ça dans ton salon ?
-Avec plaisir mon lapin ! Nous venions justement de finir notre partie de scrabble avec tante Dorothy ! Et puis j’ai fait de la tarte à la rhubarbe, juste comme tu aimes !
-Oh merci Mammy, tu es la meilleure ! Hé les gars, c’est bon ! Let’s go !
-Je vais appeler quelques amies du club de couture, elles seront ravies de vous écouter !


Quitte à inventer, autant se faire plaisir. Ce Live Undead n’est pas un vrai live, mais partiellement un live, tout a été fait en studio, rien n’a été fait en studio. Ce sont les potes des musicos qui se chargent de l’ambiance, des fans triés sur le volet, ou la reine d’Angleterre… Un an après l’excellent debut album Show No Mercy, six mois après Haunting the Chapel, Slayer et Metal Blade bidouillent un truc, donc. C’est bien, c’est pas bien ? Vrai live, faux live ? Vous voulez la vérité ? On s’en cogne ! Pourquoi ? Parce que le quartet démoniaco-californien prend les meilleurs titres de leur premier album (avec, en sus, le plus dispensable "Aggressive Perfector"), y ajoutent le redoutable "Captor of Sin" et en jouent une version absolument, totalement et complètement survoltée. Sous les vivats de la foule plus ou moins imaginaire, Tom Araya hurle comme si le soleil ne se lèverait plus jamais. Dave donne la cadence et nos deux compères guitaristes terminent de conférer une tension incroyable à l’enregistrement.
Déjà très goûtus sur albums, ces morceaux expérimentent ici un regain de dynamisme et d’ag(g)ressivité. Dès les premiers grésillements de "Black Magic", on sent qu’un moment spécial est en train de s’écrire. Tom, exalté, plus rauque que jamais, nous hérisse le poil, pendant les titres - sa manière de scander le refrain de "Evil Has No Boundaries"… c’est quelque chose…- et lors des courtes interventions entre les titres. Et ça, c’est quelque chose d’imbidouillable. La précision et la perfidie de guitares bien vicieuses, les solos en mode « fonction ranuni(666) » de Kerry, ne sont pas non plus des illusions sonores. Alors, ok, le joyeux bordel entretenu par les « spectateurs » ne nous fera pas croire que Live Undead a été enregistré au Long Beach Arena, mais le Slayer de cette époque-là est taillé pour des ambiances autrement plus sombres que la grande clameur des stades. Laissons-nous gagner par le vent de folie qui souffle sur un "The Antichrist" plus vérace et hystérique que jamais et ne boudons pas notre plaisir. Cette version électrifiante de l’early Slayer s’avère tout bonnement jouissive.


-Non Mammy, là tu as mis la croix à l’endroit ! Surtout pas ! À l’envers, Mammy, à l’envers !
-Oh oui, pardon mon trésor, quelle sotte ! Mais dis… à l’envers… et si vous enregistriez quelques phrases à l’envers ? Ça pourrait servir pour votre prochain album… Imagine, mon lapinou : « Sunioj… sunioj… sunioj… »
-Oh Mammy, c’est une super idée, décidément, tu es vraiment la meilleure !
Si vous voulez connaître la vérité sur la genèse des œuvres metal majeures, contactez-moi. #noussachions




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