20055

CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 19 décembre 2025
Sa note : 13/20

LINE UP

-Björn Flodkvist
(chant)

-Mats Ståhl
(guitare+programmation)

-Leif Edling
(basse)

-Jejo Perković
(batterie)

A participé à l'enregistrement :

-Carl Westholm
(claviers sur"ARX/NG 891")

TRACKLIST

1) Droid
2) Tot
3) Elephant Star
4) Blumma Apt
5) ARX/NG 891
6) Zog
7) Galatea
8) Cyclo-F
9) Mythos

DISCOGRAPHIE


Candlemass - From the 13th Sun
(1999) - doom metal - Label : Music For Nations



Dire que Leif Edling aime Black Sabbath, c’est un peu comme affirmer que Casimir est accro au gloubiboulga : ce n’est pas un scoop. Le fait que, dans la longue discographie de Candlemass, on trouve une sorte d’hommage aux premiers opus de Tony Iommi et sa bande, ne constitue donc pas une immense surprise. Et si je vous dis que cet album-hommage a vu le jour lors des années quatre-vingt-dix, la décennie bizarre de Candlemass, tout cadre ? Oui, tout cadre.

Les nineties ont été, dans le cas du groupe scandinave, l’occasion de partir un peu dans tous les sens. Après le power epic doom de 1992, puis le doom-goth de 1998, le temps d’un Dactylis Glomerata dont le premier titre sonnait déjà comme une référence directe au Sab’, un an plus tard, Leif approfondit son exploration de la musique proposée par les mythiques Anglais au début de leur carrière. Pourquoi s’en priver dans le fond ? Non content de savoir se la jouer chanteur goth suave, Björn imite Ozzy à merveille. Quant à l’identité initiale de Candlemass, la formation semble s’en soucier comme de sa première paire de chaussettes à l’époque. Ainsi nait From the 13th Sun, œuvre nous présentant les Suédois sous un jour extrêmement austère. Zéro fanfreluche, à l’exception de sonorités de navette spatiale ayant mal vieilli, zéro symphonie, zéro plainte batcave, le septième rejeton de Leif possède trois ingrédients dont il use et abuse : lourdeur, lourdeur et lourdeur. Les guitares lead sont réduites à leur plus simple expression et la parole est largement donnée à Björn, évidemment, mais également - et surtout - à Jejo. Derrière ses fûts, le frappeur se montre expansif et précis, un régal.
Point de vue composition, en revanche, tout n’est pas si rose. Pour faire simple : la qualité de l’album décroît au fur et à mesure que le titres passent. "Tot" et "Elephant Star" sont les deux meilleures pistes. Baignée dans une atmosphère de deuil, le premier s’inspire assez brillamment du titre "Black Sabbath" et nous offre une belle montée en puissance. Ultra-puissant, le second ressemble à un "Pity the Sadness" de Paradise Lost mieux produit feat. Ozzy Osbourne. S’ensuit une série de titres très lents - alors que le doom de Candlemass se caractérise habituellement par du mid-tempo - d’abord corrects, le temps de "Blumma Apt" et "ARX/NG 891", puis moyens avec l’instrumental "Zog", un tantinet poussif. Quant à "Galatea", cousu à la hâte par un docteur Frankenstein ivre, et "Cyclo-F", titre bien trop long où l’on passe de l’hommage à Black Sabbath à de l’imitation pure et dure, je ne saurais que trop vous conseiller de les oublier. Ah, et tenons-nous en à la version initiale de l’album. Les trois titres ajoutés sur les éditions plus récentes sont encore largement pires… Cependant, même après l’épreuve que constitue l'écoute de la fin de l’album, les bons moments du début subsistent, ainsi que l’atmosphère froide et inamicale de ce treizième soleil, sans doute situé dans une lointaine et démoniaque galaxie.


Trois albums étranges, c’est suffisant, surtout que le dernier, chronologiquement parlant, est le pire. Le XXIème siècle marquera le retour de Candlemass vers des sonorités plus classiques et conformes à leur savoir-faire. De ces années d’expérimentation, il ne restera finalement pas grand-chose dans la mémoire des fans. From the 13th Sun possède néanmoins une ambiance intéressante et quelques très bons titres. À réserver toute fois aux curieux et aux amoureux pas trop fondamentalistes de Black Sabbath.





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