20289

CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 28 août 2026
Sa note : 13/20

LINE UP

-Paul" Stanley Bert Eisen
(chant+guitare)

-Bruce Kulick
(chant sur "I Walk Alone"+guitare+basse)

-Chaim "Gene Simmons" Witz
(chant+basse)

-Eric Doyle "Singer" Mensinger
(chœurs+batterie)

Ont participé à l'enregistrement :

-Nick Simmons
(chœurs sur "Childhood's End")

-The Crossroads Boys Choir
(chœurs sur "Childhood's End")

TRACKLIST

1) Hate
2) Rain
3) Master & Slave
4) Childhood's End
5) I Will Be There
6) Jungle
7) In My Head
8) It Never Goes Away
9) Seduction of the Innocent
10) I Confess
11) In the Mirror
12) I Walk Alone

DISCOGRAPHIE


Kiss - Carnival of Souls: The Final Sessions
(1997) - Metal Alternatif grunge - Label : Mercury



Pour commencer cette chronique, je vais vous demander un petit effort. Oubliez quelques instants le nom du groupe et imaginez qu’en 1997, une obscure formation native de l’Oregon baptisée Purple Stones Necklace sort son premier et unique album, intitulé Carnival of Souls. Imaginez également que je suis suffisamment fan de grunge pour vouloir donner mon avis, presque trente ans après sa sortie, sur cet album oublié de tous. Combien de lignes écrirais-je sur le sujet ?

On va dire une petite vingtaine. Le temps de dire que ces Nord-Américains arrivent un peu tard puisque les temps forts du grunge sont déjà derrière eux et que, point de vue originalité, les gars ne se sont pas foulés. Ils ont même piqué un bout de nom de chanson d’Alice in Chains pour intituler l’un de leur morceaux "Rain". Ils ont quand même la décence d’enlever le "When I Die", mais le cœur y est. Musicalement, c’est pareil. En élèves appliqués, ils s’évertuent à jouer le rock lourd, lancinant et mélancolique développé du côté de Seattle, tout en abordant les thématiques habituelles gorgées de spleen utilisées par l’Alice Enchaînée, Soundgarden, Pearl Jam et les autres. Ils ont bien capté que la musique en question est traînaaaante et que les vocaux le sont également, un peu trop bien captés même, puisqu’ils en font parfooooisss un peuuu trooop, comme sur un "In My Head" assez poussif.
Certains titres sont un peu longs ou mous, ou longs et mous, comme m... comme "It Never Goes Away", dont le début s'avère similaire à celui d'"Among the Living" mais, contrairement au joyau thrash, ne démarre jamais. "Jungle", et sa basse omniprésente, possède également quelques minutes de trop, tandis que le hard-rock sombre et moins typiquement grunge des deux derniers titres de l’album, sans être affreux, ne s’avèrent pas passionnants. Toutefois, la copie rendue par Purple Stones Necklace reste décente, efficace même, grâce à un certain savoir-faire quant à la genèse de refrains accrocheurs. Les chansons les plus ostensiblement inspirées de l’excellent Dirt d’Alice in Chains, à savoir "Rain" et "Childhood’s End", sont agréables, tandis que l’influence symphonique  de "Tonight, Tonight" des Smashing Pupkins sur "I Confess", jolie dark ballade, est moins flagrante et fait de cette piste le meilleur moment d’un album correct, trop calqué sur ce qui a été entendu avant pour rentrer dans l’histoire toutefois. Voilà. C’est bouclé. Moment agréable mais pas dinguissime. 13/20. Merci, au revoir.
Maintenant, je pose la question, avant de vous donner ma réponse. Est-ce que le fait que ce soit Kiss, et non un groupe oublié de tous, qui ait pondu la troisième facétie de sa longue carrière -après le duo controversé Unmasked/Music from the Elder- change quelque chose à l’affaire ? Non. Opportunisme musical ? Sans doute, les années quatre-vingt-dix s’avérant compliquées pour l’ensemble de la vieille garde traditionnelle, mais pas uniquement. Si Paul semble s’être montré réfractaire à ce drôle de virage musical, Gene aurait, lui, réellement apprécié ces groupes mal fagotés venus de l’autre côte du même pays. Philosophie de vie trop inadaptée ? Certes, il est amusant de voir les leaders de Kiss abandonner leurs thèmes de prédilection pour chanter un mal-être factice - ou pas, je n’étais pas dans leur tête à cette époque, et ne le suis toujours pas, d’ailleurs. Mais ne faisant pas partie des personnes demandant un certificat d’honorabilité (ou de trve evilness) aux musiciens que j’écoute, il n’y aura pas deux poids, de mesures. Contrairement à Kurt et Chris, Paul et Gene ne vont sans doute jamais se suicider ? Tant mieux pour eux. On a fait mieux en rockers maudits ? Ce n’est pas mon problème. Bref, oubliez les Purple Stones Necklace et apposez fièrement les quatre lettres mythiques à côté de Carnival of Souls.


S’ils n’ont pas à s’enorgueillir excessivement de cet album manquant terriblement d’originalité et parfois d’allant, les sieurs Stanley et Simmons n’ont pas non plus à en rougir spécialement. Carnival of Souls n’est certainement pas à classer parmi les grandes réussites de la formation, mais ce dix-septième opus offre quand même un nombre significatif de titres bien écrits et appréciables. Rien à voir avec Unmasked, donc. Le sublime débat métaphysique à base de « dans la vie » entourant cet album ? Il y a mieux à faire, non ?



©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Latex Dresses for Prom,Latex catsuits in the goth subculture latex clothes The potential dangers of overheating and dehydration while wearing latex catsuits,The ethics of wearing and producing latex clothing sexy latex clothing
Trefoil polaroid droit 4 polaroid milieu 4 polaroid gauche 4