20266

CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 20 juillet 2026
Sa note : 15/20

LINE UP

-"Paul" Stanley Bert Eisen
(chant+guitare)

-Chaim "Gene Simmons" Witz
(chant+basse)

-Eric Doyle "Singer" Mensinger
(chœurs+batterie)

-Bruce Howard Kulick
(guitare+basse sur 3, 9 et 12)

Ont participé à l'enregistrement :

-Paul Charles "Eric Carr" Caravello
(chœurs sur "God Gave Rock'N'Roll to You II"+batterie sur "Carr Jam 1981")

-Thomas "Tommy Thayer" Cunningham
(chœurs)

-Jesse Damon
(chœurs)

-James "Jaime St. James" Pond
(chœurs)

-Dick Wagner
(guitare sur "Every Time I Look at You")

-Kevin Valentine
(batterie sur "Take It Off")

TRACKLIST

1) Unholy
2) Take It Off
3) Tough Love
4) Spit
5) God Gave Rock'N'Roll to You II
6) Domino
7) Heart of Chrome
8) Thou Shalt Not
9) Every Time I Look at You
10) Paralyzed
11) I Just Wanna
12) Carr Jam 1981

DISCOGRAPHIE

Hotter Than Hell (1974)
Kiss (1974)
Dressed to Kill (1975)
Destroyer (1976)
Rock and Roll Over (1976)
Love Gun (1977)
Dynasty (1979)
Unmasked (1980)
Music from "The Elder" (1981)
Creatures of the Night (1982)
Lick It Up (1983)
Animalize (1984)
Asylum (1985)
Crazy Nights (1987)
Hot in the Shade (1989)
Revenge (1992)

Kiss - Revenge
(1992) - hard rock - Label : Mercury



- Sole meunière et ratatouille? Mais, garçon… votre restaurant s’appelle Oncle Sam !
- Le chef et fondateur de l’établissement se prénomme Samuel. Et c’est mon oncle.
- … et ces nappes à carreaux rouge et blanc, ces photos de la route 66 ?
- Les couleurs et le nombre fétiches de mon oncle. Un problème ?
- N... non... elle est délicieuse cette sole... Et lâchez cette batte des Knights !

Une pochette gris METALlisée. Un son épais. Des déclarations d’intention en veux-tu, en voilà. « Les eighties c’est bien fini ! Back to the fondamentals ! Hot in the what ? C’est du passé, ça ! » Si Kiss avait été français - ça ne risquait pas, je sais !- ils se seraient fait attaquer par Que Choisir ?, sans aucun doute possible ! Combien de fans de Lick It Up ou Creatures of the Night se sont-ils rués sur le seizième album du Big Bisou en espérant écouter la version la plus dure du quatuor ? Combien d’entre eux ont été déçus ? La première réponse est facile à formuler : beaucoup. En revanche, pour la seconde, je ne dispose pas de statistiques sur le comportement de la Kiss Army dans les années quatre-vingt-dix mais j’ose une conjecture : la moitié d’entre eux n’ont pas apprécié que les New-Yorkais ne se soient, en fin de compte, pas si éloignés de Hot in the Shade que ça. Certes le son, certes les frappes lourdes d’Eric Singer, remplaçant l’autre Eric, malheureusement décédé avant la sortie de l’album, confèrent à Revenge un aspect particulièrement puissant que son prédécesseur ne possède pas. Pour tout dire, Kiss ne flirte avec le metal que sur un "Thou Shalt Not" de bonne facture, mais qui ne peut même pas se vanter d’être le meilleur titre de l’opus.
Il est probable que certains des fans ne jurant que par "Danger", "I Love It Loud" ou encore "Exciter" aient dû rapidement revendre leur récente acquisition. En revanche, et même si Revenge présente des failles sur lesquelles nous reviendrons, la tromperie sur la marchandise savamment orchestrée par les responsables communication de la Kiss Corporation n’annule en rien la demi-douzaine de titres savoureux que nous offre l’opus, à commencer par une délicieuse triplette initiale orientée gros rock. Paul, Gene et le personnel s’y montrent aussi énergiques et enthousiastes que sur l’album précédent, qui est tout sauf une bouse malgré sa longueur excessive, et comme, en plus, la production est monstrueuse, il y a vraiment de quoi y trouver son compte. Dans la même lignée, "Paralyzed" se montre franchement convaincant, tandis que le polisson "I Just Wanna" –« fo… fo… forget you », il y a du Patrick Sébastien dans tout ça…- n’est ni plus ni moins qu’un véritable hymne, avec son ouverture impeccable, son refrain en béton et son break à la Queen.
Le premier album du Kiss version nineties vaut donc carrément le détour, mais, comme évoqué précédemment, nous ne pouvons pas non plus parler de carton plein. Deux titres suintant la guimauve purulente - le candidat malheureux au poste de Kiss anthem "God Gave Rock’N’Roll To You II" que même les fans hardcore de "To Be With You" et "More Than Words" jugeraient niais, et un "Every Time I Look At You" du même acabit -, un titre, "Heart of Chrome", sympa mais vraiment calqué sur "Tough Love", ainsi qu’un "Domino" bluesy qui me fait terriblement penser aux incartades moyennes de Faith No More sur King For A Day : Revenge connait de gros coups de mou. Reste "Spit", sorte d’OVNI groovy, assez atypique, pas totalement réussi, mais pas inintéressant non plus. Bref, ce Revenge fait un peu figure de montagnes russes dans un parc d'attractions, mais l’aspect percutant de l’ensemble et la qualité d’un nombre significatifs en font une œuvre attachante malgré tout.


Le Kiss version metal ? Ah ce n’est pas ici ma bonne dame. On vous a mal renseignée ! Il faut aller voir Lick It Up ou Creatures of the Night. Oui, je sais, il est facile de se tromper. Ceci dit, je ne saurais que trop vous conseiller, puisque vous vous êtes déplacée, de tenter "Unholy", "Take It Off" ou encore "I Just Wanna". D’ailleurs, si vous ne voulez ni romance, ni danse, nous pourrions peut-être… Comment ça, « grossier personnage » ? Quand c’est Paul qui vous dit ça, tout le monde trouve ça normal, mais quand c’est moi… la vie est vraiment trop injuste !



©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Latex Dresses for Prom,Latex catsuits in the goth subculture latex clothes The potential dangers of overheating and dehydration while wearing latex catsuits,The ethics of wearing and producing latex clothing sexy latex clothing
Trefoil polaroid droit 2 polaroid milieu 2 polaroid gauche 2