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CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 18 octobre 2026
Sa note : 13/20

LINE UP

-"Paul" Stanley Bert Eisen
(chant+guitare)

-Paul Daniel "Ace" Frehley
(chant+guitare)

-Chaim "Gene Simmons" Witz
(chant+guitare sur 5+basse)

-George Peter John "Criss" Criscuola
(chant+batterie)

Ont participé à l''enregistrement :

-Thomas "Tommy Thayer" Cunningham
(guitare+basse)

-Bruce Kulick
(guitare+basse)

-Shelton "Shelly" Glen Berg
(piano)

-Robert Alan "Bob" Ezrin
(claviers)

-Kevin "Valentine" Kosec
(batterie)

TRACKLIST

1) Psycho Circus
2) Within
3) I Pledge Allegiance to the State of Rock&Roll
4) Into the Void
5) We Are One
6) You Wanted the Best
7) Raise Your Glasses
8) I Finally Found My Way
9) Dreamin
10) Journey of 1,000 Years

DISCOGRAPHIE


Kiss - Psycho Circus
(1998) - hard rock glam - Label : Mercury



Lorsqu’en 1998 sort Psycho Circus, suite à la tournée de « reformation » du quatuor originel de Kiss, je ne suis pas certain que Paul ou Gene se soient formellement engagés à quoi que ce soit. À mon avis, ils n’ont signé aucun vieux parchemin avec leur sang et si la Kiss Army voulut croire à un retour au passé, c’est bien autant dû aux fantasmes de fans crédules qu’aux suggestions des sieurs Stanley et Simmons… Un : les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Deux : à l’époque, il y avait déjà un précédent…

Rappelez-vous. En 1992 déjà, on peut parler de publicité semi-mensongère. Revenge, bon album au demeurant, nous est vendu comme un retour au Kiss le plus heavy, alors que la formation nord-américaine est globalement restée dans un registre assez hard-rock. Avec un gros son, mais hard-rock quand même. Alors même si le fait de voir les bobines de Paul, Gene, Ace et Peter, grimées à l’ancienne, sur une pochette (moche) qui est censée fleurer bon les années soixante-dix -personnellement, je ne trouve pas cela si évident - peut faire naître un certain nombre d’espoirs, la lecture du passé aurait pu servir à certains fans (trop ?) nostalgiques de Destroyer pour ne pas sombrer dans une Forme de Désespoir une fois terminée la première écoute de Psycho Circus. La conclusion est plus ou moins la même : comme sur Revenge, Kiss ne tient pas toutes ses promesses, mais comme sur Revenge également, le rendu n’est pas non plus catastrophique. Allons-y point par point.
Les promesses : Peter n’a même pas posé ses valises, il ne joue que sur "Into the Void" et donne de la voix sur deux autres titres. Léger. Quant à Ace, sa contribution est à peine plus importante mais il a le bon goût de composer l’un des meilleurs titres de l’album - "Into the Void", justement, on y reconnait parfaitement la griffe « bad boy rock » du guitariste - et l’un des plus seventies dans l’âme. Les années soixante-dix, parlons-en : Paul et Gene ont certes actionné la machine à remonter le temps, mais le retour en arrière est un peu plus court que prévu. Psycho Circus est un album globalement bien plus eighties que seventies. Certes, des titres comme celui composé par Ace ou "I Pledge Allegiance to the State of Rock&Roll" se rapprochent un peu plus du Kiss pré-Dynasty, mais la plupart des titres donnent, au mieux, dans hard rock mélodique ou le glam good vibe typiques des années quatre-vingt, un peu à la manière d’albums comme Crazy Nights ou Hot in the Shade - ce qui est cocasse, puisqu’il s’agit d’œuvres de la période honnie du groupe…- ou, au pire, dans ce que la musique rock des eighties nous a proposé de plus impersonnel - "We Are One" - ou gélatineux - l’immonde balade "I Finally Found My Way".
Le rendu : la qualité de Psycho Circus tient un peu de la courbe sinusoïdale. Outre, les deux horreurs évoquées plus haut, "Raise Your Glasses" ne possède pas le dynamisme nécessaire à en faire un vrai hit. Quant à "Dreamin’", on va gentiment dire qu’on y retrouve certaines similitudes avec "I’m Eighteen" d’Alice Cooper. Néanmoins, sinus et cosinus obligent, le dix-huitième album de Kiss nous propose également quelques très bons titres. "Into the Void", donc, mais également "You Wanted the Best", composé dans une veine similaire, l’opener "Psycho Circus" et son excellent refrain - plus années quatre-vingt qu’un album de Desireless - et un "Journey of 1,000 Years" bien plus convaincant qu’"I Finally Found My Way" dans un registre sentimental. Pas de quoi sombrer dans une profonde dépression, donc ! En fin de compte, la vie est belle !


Les physiciens sont formels : même avec la plus farouche des volontés, il est impossible de remonter dans le temps. Alors quand, en plus, les deux maîtres de la machine Kiss ne semblent pas totalement disposés à faire de la place aux anciens collègues… Soufflant le chaud et le froid, Psycho Circus fait plus la part belle au glam et hard-rock estampillés années quatre-vingt qu’aux sonorités seventies. Il est toutefois possible de trouver quelques très belles compos dans un album qui, toutefois, ne rejoindra pas le panthéon des créations des mythiques New-Yorkais.



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