20109

CHRONIQUE PAR ...

100
Merci foule fête
Cette chronique a été mise en ligne le 04 février 2026
Sa note : 13/20

LINE UP

-David Scott "Dave" Mustaine
(chant+guitare)

-Teemu Untamo Mäntysaari
(guitare)

-James LoMenzo
(chœurs+basse)

-Dirk Verbeuren
(batterie)

TRACKLIST

1) Tipping Point
2) I Don't Care
3) Hey, God?!
4) Let There Be Shred
5) Puppet Parade
6) Another Bad Day
7) Made to Kill
8) Obey the Call
9) I Am War
10) The Last Note
11) Ride the Lightning (Metallica cover)
12) Bloodlust (bonus)
12) Nobody’s Hero (bonus)

DISCOGRAPHIE


Megadeth - Megadeth



« Cette fois, j’arrête ». Cette phrase souvent entendue au mois de janvier a été aussi prononcée par Dave Mustaine avant la sortie du dix-septième LP de Megadeth, paru pendant le premier mois de l’année 2026. Non pour partager ses bonnes résolutions du Dry January mais afin de signifier que cet album serait le dernier. Le leader et ses acolytes du moment en ont-ils profité pour remonter le niveau moyennement élevé des dernières sorties ?

Envoyé en éclaireur, le single "Tipping Point" donne le ton : un riff heavy, puis un riff thrash, laissent place à un chant fatigué mais déterminé. La batterie est mate, la battue du pourtant très compétent Dick Verbeuren peu variée et la basse du revenant James LoMenzo se fait discrète. En revanche, le boss régale avec un duel de solos chiadés comme il en le secret, mené avec le remplaçant sur scène de Kiko Loureiro, Teemu Mäntysaari. Après un ralentissement convenu sur le break, un nouveau riff lance une variation qui rompt la monotonie à défaut d’être la trouvaille du siècle. Le tableau contrasté se répète durant la quasi totalité de l'enregistrement.
Les refrains de la première partie, où sont pourtant regroupés les singles, sont peu emballants – particulièrement ceux de "Let There Be Shred" façon ado du metal des eighties, un peu pathétique dans la bouche d’un sexagénaire et "I Don't Care" ponctuant la répétition de son intitulé, ersatz irritant du hit "Peace Sells". Le thème de "Hey, God?!" pendant lequel Mustaine interpelle le Tout-Puissant sur un ton désabusé n’est guère plus accrocheur. Heureusement les tempos majoritairement soutenus aident à faire passer la pilule, "Another Bad Day" confirmant que le Megadeth pépère n’est pas la meilleure facette du quatuor.
À mi parcours les refrains se font plus soignés, notamment celui de "Puppet Parade", dont les couplets mezzo voce rappellent "Sweating Bullets" et conviennent mieux à l’état des cordes vocales de Mustaine. La banalité du riff bride l’enthousiasme, constat qui se répète à l’entame d’"Obey the Call" avant une judicieuse accélération annonçant une débauche d’excellents solos. L’astuce du coup de fouet final fonctionne également sur "Made to Kill", par ailleurs secoué d’embardées dignes d’Annihilator - thrash pas mort. Le Mustaine affable revient sur "I Am War", mais avec assez de niaque pour éviter, de justesse, la mièvrerie, de même que sur "The Last Note", final aux accents acoustiques, sans tambour ni trompette – on sait gré à la formation de ne pas avoir donné dans la larmoyance grandiloquente. Les bonus ? "Bloodlust" et "Nobody’s Hero" ne sont pas vilains mais anecdotiques, constat que l’on peut faire à l’écoute de la reprise de "Ride the Lightining" de Metallica dont Megadave revendique la co-paternité. Du pur note à note, grevé par un chant dévitalisé. Néanmoins le résultat n'est pas désagréable.


À défaut d’être époustouflants, les adieux annoncés sont dignes. Dans la lignée des précédentes réalisations, Megadeth allie mélodie et énergie, au gré d’une inspiration intermittente. En attendant de savoir si Mustaine et co vont nous faire une Scorpions et entamer une tournée d’adieux de vingt ans (peu probable selon les déclarations du patron qui aurait les mains salement amochées), on salue leurs efforts pour proposer une œuvre robuste, peut-être pas inoubliable, mais qui respecte les fans.



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