20126

CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 23 février 2026
Sa note : 18/20

LINE UP

-Lee Robert Dorian
(chant)

-William Geoffrey "Bill" Steer
(guitare)

-Shane Thomas Embury
(basse)

-Michael John "Mick" Harris
(batterie)

TRACKLIST

1) Rise Above
2) The Missing Link
3) Mentally Murdered
4) Walls of Confinement
5) Cause and Effect
6) No Mental Effort

DISCOGRAPHIE


Napalm Death - Mentally Murdered (EP)



Au printemps 1989, je tombe de mon piédestal, moi qui pensais être, par l’intermédiaire de Pleasure to Kill, Darkness Descends, Under the Sign of the Black Mark ou encore Altars of Madness, le mec qui écoute la musique la plus violente au monde. Et donc un gars trop badass. Il suffit d’une émission de Wango Tango pour que tout bascule. La faute à Francis Zégut et à Phil Pestilence. Surtout à ce dernier qui n’aurait jamais dû parler ni de Carcass ni de Napalm Death

… et encore moins passer un titre de ces derniers à l'antenne. Dans ma tête, la pensée honnie se forme. « Du bruit, on dirait du bruit ! » Comment osé-je penser ce que des milliers de personnes ont pensé en écoutant ce que j’écoute ? Le titre - tiré de From Enslavement to Obliteration, il me semble - me plonge dans un affreux état de perplexité. Ces vocaux horribles, cette brutalité rythmique et puis surtout, cette batterie… J’adresse une mine de dégoût à Kerry King qui pose fièrement sur le mur de ma chambre avec ses compères de Slayer. « Les gars… vous êtes mille fois meilleurs mais… ne seriez-vous pas un peu des pussies, en fait ? »
Quelques mois plus tard, la mort dans l’âme, je me rends chez mon disquaire afin de faire l’acquisition de Mentally Murdered. Réputation oblige, j’ai dû crier un peu partout que le grind, c’était top et qu’évidemment que je connaissais Napalm Death, Bolt Thrower et Carcass, pour qui me prenez-vous donc ? Par acquit de conscience, je pose le vinyle sur ma platine, pour confirmer tout le mal que je pense de ce mélange trop violent pour moi (mais chut, c’est un secret), et bam, miracle ! L’Archange Shane et sa moumoute rigolote sont venus me visiter. Il faut également dire que l’illumination musicale dont je suis victime a été facilitée par les Napalm Death eux-mêmes. Encore passablement grind, donc souvent extrêmement courts, et terriblement braillards sur F.E.T.O. - Mick, je t’adore mais tes braillements de cochon qu’on égorge, c’est pas possible… -, Napalm Death a évolué. Sur cet EP, les Anglais nous proposent une musique épaisse et plus orientée death metal, à tel point que Bill ose tenter quelques bouts de solos. Déjà présent sur le deuxième album de la mythique formation, en particulier sur le titre "Mentally Murdered", mais en proportion minoritaire, le grind-death est ici l’unique protagoniste de ce qui est peut-être la meilleure réalisation du genre.
Pas encore parti chez Cathedral, Lee est seul au micro - sublime nouvelle ! - et nous régale de ses vocaux faisant passer 99% des growlers de la planète pour des adorateurs de Julee Cruise. Et musicalement, l’ensemble est cohérent, lisible… et ultra brutal. L’EP ne dure qu’une quinzaine de minutes ? Personne n’a jamais interdit aux fans de se le repasser en boucle. La version de "Mentally Murdered" sonne encore plus puissante et caverneuse que sur l’album, tandis que les titres inédits font un concours pour savoir lequel déchire le plus. Si j’ai une mini préférence pour la minute vingt-cinq de "Cause and Effect", piste plus bouillante que l’enfer, et ses progressions d’accords 100% death metal, c'est l'EP entier qui se dévore, encore et encore. Les passages en blast de "Walls of Confinement", le début lourdissime de "Rise Above", le death metal rampant de "No Mental Effort"… lorsque la brutalité est à ce point fluide et si bien orchestrée, il ne reste au fan qu’à sentir ses yeux se révulser et chavirer de bonheur.


Mentally Murdered représente l’équilibre parfait entre puissance dévastatrice et lisibilité totale. Avec un tel niveau de maîtrise, Napalm Death nous a livré la copie parfaite, ayant inspiré l’ensemble de la Nation grind-death. A connaître absolument.





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